Századok – 1950

Resumée 474

RESUMEE 485 ьс fit représenter par un ministre et un sous-secrétaire d'Etat dans le gouvernement de la Terreur blanche qui ordonna le massacre de centaines d'ouvriers. . <Ce fut le 21 décembre 1921 que Bethlen et quelques-uns de ses collègues du gouvernement signèrent avec certains dirigeants socia -démocrates (Peyer, Etienne Farkas, François Miakits et Alexandre Popper) un accord connu dans les annales du mouvement ouvrier hongrois sous le nom de „pacte". Lorsque, quelques années plus tard, ce pacte fut rendu public, les dirigeants social-démocrates alléguèrent qu'il» devaient signer sous la menace de la force et du chantage. -Toute fa préhistoire du pacte, de même que les nombreux documents qui s'y rapportent prouvent que cette assertion est dénuée de tout fondement, qu'elle est mensongère. Tout au contraire, les faits et les documents attestent que les dirigeants social-démocrates hongrois signèrent ce pacte non seulement de plein gré, mais encore, avant sa signature, ils avaient supplié le gouvernement contre-révolutionnaire et et le bourreau nornéro 1, Horthy, de leur confier la tâche de la répresentation des intérêts de la bourgeoisie à l'intérieur de la classe ouvrière. Dans ce pacte, on s'est mis d'accord d'assurer une plus grande liberté de mouve­ment à 'a social-démocratie, de libérer les social-démocrates internés (exclusivement les social-démocratesl) et de rendre sa soi-disante „autonomie" à la caisse d'assurance ouvrière. D'autre part, on s'est convenu que les „syndicats ne pourront s'occuper de la politique en aucune manière" et qu'il estinterdit d'entrependre aucun travail d'organi­sation parmi les fonctionnaires, les cheminots, les postiers et surtout parmi les ouvriers agricoles et les paysans pauvres. De leur côté, les social-démocrates se déclarèrent prêts à s'adapter au régime contre-révolutionnaire, à renoncer à la propagande républicaine et à se servir de leurs relations afin de propager à l'étranger la bonne réputation de la Hongrie contre-révolutionnaire. La social-démocratie hongroise est restée fidèle pendant 25 ans à ce pacte. C'est dans l'esprit de ce pacte qu'elle s'est adaptée au régime contre-iévo'iutionnaire, se contentant de jouer le rôle d'une „opposition bienveillante", et a cherché à camoufler les bassesses de ce régime. C'est dans le même esprit qu'elle a dirigé ses noires attaques contre la lutte héroïque que le Parti Communiste a mené pour la liberté de la1 classe ouvrière et du peuple hongrois. C'est le même esprit qui l'a déterminée de trahir les mouvements de grève des ouvriers en lutte pour leur pain. On a essayé de tenir secret ce pacte pendant plusieurs années. Finalement ce fut la lutte de plus en plus intense des ouvriers de l'opposition qui obligea les dirigeants social-démocrates de révéler, à la fin de 1924, l'existence de cet accord. Ce pacte contribua dans une large mesure à montrer le vrai visage de la social-démocratie. Même la commission d'enquête spéciale désignée par les traîtres social-démocrate» de la IIe Internationale fut contrainte de constater que ce „pacte est en contradiction avec tous les principes fondamentaux du mouvement ouvrier international et . . . même avec les principes de la morale socialiste". Bien que l'immoralisme des dirigeants social-démocrates hongrois ait été dénoncé par leur propre Internationale, ils conti­nuaient à rester en place avec l'approbation de cette même Internationale et ne ces­saient de servir, dans l'esprit du pacte, le régime contre-révolutionnaire. Après la libération, les dirigeants social-démocrates de „droite" et de „gauche", agents de l'impérialisme britannique, ont déployé une activité traîtresse dans l'esprit de ce même pacte. Grâce à la vigilance de notre Parti et de Mathias Rákosi, nous avons réussi à les démasquer et à les écarter du mouvement ouvrier révolutionnaire hongrois qui a retrouvé finalement son unité. Toutefois leur influence idéologique persiste encore, une partie de leurs agents bien cachés, prêts à saboter l'édi­fication du socialisme, n'est pas encore démasquée. Une des armes les plus importantes dans la lutte pour leur liquidation totale est de présenter et de dénoncer le passé des traîtres. Le pacte Bethlen—Peyer fut le programme de la trahison de classe. Si nous le connaissons et si nous le faisons connaître, nous arrivons à voir la trahison de la social­démocratie dans toute sa nudité, à faire comprendre aux travailleurs les trahisons ultérieures des dirigeans social-démocrates, et nous aidons à liquider les survivances de l'idéologie opportuniste. L'étude du pacte Bethlen—Peyer nous accorde un appui directe dans nos luttes actuelles.

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