Századok – 1949
Manhattan; A.: A Vatikán a haladás ellen (Ism.: Márkus István) 357
BEStntÉE 391 Démocratique Allemande, événement que Staline a qualifié d'un tournant dans l'histo're européenne, signifie une nouvelle augmentation considérable des forces de la paix. La lutte pour la paix continue dans tous les domaines, sur le terrain idéologique aussi. La dénonciation des falsificateurs et de la falsification de l'histoire constitue une partie — et une partie non négligeable — de cette lutte. Ii. LUKÁCS: Quelques données relatives à la collaboration des puissances impérialistes occidentales et des contre-révolutionnaires hongrois en 1919. Les documents découverts au Musée de l'Armée et dans les archives de l'Armée Rouge Hongroise (conservées aux Archives Nationales de Hongrie), plus particulièrement parmi les pap ers du No groupe de cette armée, dit service de renseignements, apportent de nouvelles preuves relatives à la perfidie de la diplomatie des puissances impérialistes occidentales et dénoncent une fois de pius la trahison des contrerévolulionnaires hongrois, gros capitalistes et propriétaires fonciers. Les documents examinés par l'auteur de cette étude montrent clairement que le fameux télégramme de Clemenceau adressé en juin 1919 à la République des Soviets Hongroise avait pour but d'arrêter l'offensive de l'Armée Rouge Hongroise en Hongrie du Nord et de permettre aux troupes impérialistes de respirer et de préparer une nouvelle attaque de grande envergure en vue de l'écrasement rapide des Soviets Hongrois. En outre, ces documents nous révèlent que le 5 juillet 1919 les chefs des armées de l'Entente, stationnées dans les Balkans, se rassemblèrent en Transylvanie, avec le général Franchet d'Espérey en tête, afin de discuter les modalités de l'attaque contre le Hongrie. Horthy assista également à cette réunion. Dans une autre conférence qui eut iieu le 14 juillet 1919 à Nagykikinda, les chefs des armées de l'Entente décidèrent, en plein consentement avec Horthy, de déclencher l'offensive contre la République des Soviets Hongroise et fixèrent le 9 août 1919 comme date de 1 attaque. Ces documents nous apprennent en même temps que Hoithy se procura, par l'intermédiaire d'un agent conlrerevolutionnaire nommé Komlós, les plans de l'ordre de bataille de l'Armée Rouge Hongroise et les fit parvenir aux représentants de l'Enten'e. Une esquisse de l'ordre de bataille et les plans d'offensive ont été retrouvés parmi les papiers du commandement en chef de Horthy; ils portaient la date du 1G juillet 1919. En outre ces documents dénoncent les „méthodes de renseigments" des puissances impérialistes. Celles-ci établirent d'abord à Vienne un bureau d'espionnage camouflé en bureau d'informations sous le nom d'.,Europe", puis elles envoyèrent leurs agents à Budapest pour miner la République des Soviets Hongroise de l'intérieur. Les documents examinés démontrent encore plus clairement la trahison depuis longtemps connue de Horthy et des contre-révolutionnaires hongrois et ils dévoilent le caractère perfide de la diplomatie des impérialistes. V. C. BENJ1A: La lettre ouverte de Martinovics adressée à l'empereur et au roi François. (Résumé de la lettre.) En automne 1792 Ignác Martinovics, chef du mouvement des jacobins hongrois exécuté au printemps 1795 a attaqué, dans une lettre ouverte, la politique extérieure de l'empereur François. Cette feuille volante publiée sous le pseudonyme du comte Goriani, journaliste au Moniteur, ne nous est pas parvenue. Traduite en hongrois, en latin et en allemand, elle a circulé dans un grand nombre d'exemplaires sur le territoire de la Hongrie. En été 1793, une enquête fut ouverte au sujet de cette le'tre, mais on n'a pas réussi à découvrir son auteur. Etant donné que cette lettre était préjudiciable aux intérêts des Habsbourg, on a ordonné sa confiscation. Celte lettre esquisse les rapports des forces des Etats européens et elle peint surlout la situation des quatre grandes puissances, de celle de l'Autrche, de la France, de la Prusse et de la Russie tzariste. Elle constate que la principale rivale de l'Autriche est la Prusse et que par conséquent c'est l'intéiêt vital de l'Empire des Habsbourg d'empêcher la réalisation des projets prussiens. Pour ce faire, l'auteur ne voit pas d'autre moyen que le retour à la politique francophile, La lettre analyse en détail les différences idéologiques, politiques, structurelles qui séparent l'Autriche et la République française et déclare sans ambages que l'Autriche doit s'engager, en ce qui concerne sa politique intérieure, dans ia voie désignée par la Révolution française. Il faut liquider le règne de l'aristocratie et de l'Eglise, il faut libérer les serfs et il faut remettre la direction des affaires dans les mains de la bourgeoisie. Dans la partie finale, celte lettre ouverte traite des problèmes spéciaux relatifs à la situation hongroise.