Századok – 1949

Manhattan; A.: A Vatikán a haladás ellen (Ism.: Márkus István) 357

besttmée 389 Z. VAKGA: Le problème úc la forme de l'Etat et du gouvernement après le détrônement des Habsbourg. Pendant l'époque des réformes et de la guerre d'indépendance, l'attitude de la société hongroise à l'égard du problème de la forme de l'État et du gouvernement fut déterminée par la position que les diverses classes sociales et leurs différentes couches avaient prise en face de la crise du féodalisme. L'aristocratie, étroitement liée au système iéodai et à la cour colonisatrice de Vienne, s'est déclarée pour le maintien du statu quo. La majorité de la noblesse moyenne voulait se débarrasser de l'exploitation colon a,e, mais elle est resté attachée à la royauté et à l'idée de la communauté d'Etat austro­hongroise. Il n'y avait qu'une couche plébéienne issue de la petite noblesse, de la paysannerie et de la bourgeoisie qui a représenté le point de vue du républicanisme radical et qui a eu. en même temps, une attitude nettement hostile à l'égard du système d'exploitation coloniale. Bien que ce groupe radical ait été dès le début l'adepte de la république, il n'a pas placé le problème de la forme de l'Etat au centre des luttes de partis pour ne pas diviser les forces de la guerre d'indépendance. Cependant ce problème se posa avec acuité au début de l'année 1849, quand le soi-disant parti de la paix chercha à s'organiser afin de pouvoir conclure un compromis avec les Habsbourg. C'est par la proclamation du détrônement des Habsbourg et de l'indépendance nationale que la gauche radicale a voulu contrebalancer ces tentatives de compromis qui auraient abouti nécessairement au rétablissement de l'exploitation coloniale. Bien qu'au moment du détrônement la proclamation de la république ait été écartée, la Hongrie est devenue effectivement une république par l'élection de Kossuth pour gouverneur du pays. Toutefois la proclamation du détrônement n'a pu résoudre les problèmes posés par la poursuite de la guerre d'indépendance. Il aurait fallu établir une dictature révolutionnaire, mais, après la fuite de l'assemblée nationale à Debrecen, la gauche radicale était privée de toute base sociale et, même dans cette siluation critique, elle s'est montrée incapable de chercher l'appui de la paysannerie. C'est pourquoi Kossuth n'a pas osé s'appuyer sur les radicaux. En même temps, le parti de la paix s'est efforcé, sous le couvert du parlementarisme et par des manoeuvres destinées à limiter le pouvoir du gouverneur et du président du conseil, de restreindre le champs d'action de Kossuth et de briser ainsi l'élan révolutionnaire. Ce parti a poursuivi le même but par les mesures tendant à l'éli­mination de l'influence que le gouverneur a pu exercer jusqu'alors sur la direction des affaires du pays. En effet, par l'élection de Kossuth pour chef de l'Etat et par l'action dirigée contre toute intervention active de celui-ci dans les affaires gouvernementales, le parti de la paix a pu mener une activité nuisible conlre l'achèvement victorieux de la guerre d'indépendance. Ainsi, le fait de ne pas avoir établi la dictature révolutionnaire, a entraîné des conséquences extrêmement graves. A. GIRSCHFELD: Le rôle joué par les Etats-Unis dans l'intervention en Sibérie et en Extrême-Orient. Jusqu'à ces derniers temps l'historiographie soviétique a considéré comme secondaire le rôle que les Etats-Unis avaient joué dans l'intervention organisée par les impéria­listes contre le jeune Etat Soviétique. Puisant à des sources jusqu'ici non utilisées, Girschfeid nous présente ce rôle des USA sous une lumière nouvelle et démontre que les Etats-Unis — bien qu'ils n'aient disposé sur ces territoires que de forces armées relativement peu nombreuses — ont été les véritables organisateurs et dirigeants de l'intervention en Sibérie et en Extrême-Orient. Les Etats-Unis voulaient réaliser leur projet en se servant du Japon. Par le traité américano-japonais conclu en novembre 1917, le Japon a obtenu des droits spéciaux en Chine, en contre-partie de quoi, il devait appuyer la politique expansionniste américaine en Sibérie et en Extrême-Orient. Toutefois, les Etats-Unis hésitaient à se servir du Japon: ils craignaient notamment que celui-ci, malgré ses promesses, ne tienne compte que de ses propres intérêts. Les impérialistes ont saisi l'occasion de la Conférence de paix de Paris pour organiser contre l'Union Soviétique l'intervention sous toutes ses formes possibles commençant par le blocus et allant jusqu'à la lutte armée. G. donne un récit détaillé des événements survenus pendant cette conférence et il rappelle les antagonismes qui ont surgi entre les impérialistes au sujet du partage de la Russie. La participation de la Légion tchèque à l'intervention fit disparaître tous les doutes des Etats-Unis en ce qui concerne l'utilisation du Japon. D'après la conceplion américaine, cette légion aurait eu comme tâche de contrebalancer les éventuelles entreprises indésirables du

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