Századok – 1948

Klima; J. Arnošt: Počatky českého dělnického hnuti; Rok 1848 v. Čechách (Ism.: Kovács Endre) 382

414 resttmék lo cabinet, échoua. Kossuth s'empara du pouvoir et pour exercer le pouvoir exécutif, créa un nouvel organe gouvernemental: le Comité de la Défense Natio­nale, composé des membres de la Chambre des Députés. C'est sous le signe du radicalisme de gauche, que le Comité, sous la direc­tion de Kossuth, se mit à l'oeuvre. Or, il apparut bientôt qu'il y avait des divergences de vue entre les membres du Comité en ce qui concernait leur con­ception politique, et que la tendance radicale de gauche de Madarász ne ren­contrait pas l'approbation de tous. Ce furent Nyárv et Szemere qui, les premiers parmi les membres du Comité, prirent position contre Madarász. C'est à cause de ces différends qu'a échoué la tentative de Kossuth de transformer ce Comité en un gouvernement ministériel. Kossuth approuva la tendance inaugurée par Madarász. Cependant, il n'a pas mis en jeu toute l'énergie nécessaire pour la faire prévaloir. Au lieu de modifier le personnel du Comité, il préféra une autre solution: il chargea certains membres du Comité de différentes tâches d'ordre administratif et réserva pour lui-même la direction des affaires d'une importance capitale. A partir de la fin de novembre 1848 le Comité de la Défense Nationale s'iden­tifia à Kossuth qui, au nom du Comité et conformément à l'autorisation accor­dée au Comité par la Chambre des Députés, gouvernait le pays, d'une façon, pourtant, autonome. La suppression du Comité de la Défense Nationale après le 14 avril 1849, ainsi que la formation du cabinet Szemere, ont signalé l'affaiblissement de la tendance radicale do la gauche. Victor Ember Lu question du droit de vote dans les régions minières de la Hongrie en 1848. Aussitôt après les premiers événements de la révolution de 1848, la noblesse terrienne établit dans la loi électorale un cens relativement élevé afin de pouvoir ainsi raffermir sa position ébranlée. Cependant les nobles essayent même de déjouer les prescriptions de la loi et, par l'intermédiare des comi­tate, leurs organes locaux, ils s'efforcent d'exclure du droit de vote les couches sociales qu'ils considèrent comme dangeureuses. Il s'agit avant tout des intel­lectuels radicaux et des petits bourgeois aisés. Dans les régions minières de la Hongrie méridionale, le comitat, se ser­vant d'une interprétation étroite de la loi, refuse d'abord le droit de vole aux couches sociales qu'on vient de mentionner. Plus tard, quand le Ministère de l'Intérieur, guidé par des considérations d'ordre économique, annule cette disposition, le comitat par une délimitation artificielle des circonscriptions électorales, oppose aux intellectuels et aux petits bourgeois, grandes masses de la paysannerie roumaine. Cette tentative échoue lamentablement, car les paysans roumains votent pour leurs propres dirigeants et non pas pour les candidats nobles hongrois du comitat. Le fait que le Ministère de l'Inlérieur ordone de nouvelles élections dans certaines circonscriptions ne change rien au résultat définitif. Dans la région minière du Nord de la Hongrie, c'est en désignant comme centre électoral un village éloigné de leur localité qu'on empêche les petits bourgeois de Dobsina dans l'exercice de leur droit de vote. Dans le centre minier important de Selmecbánya les autorités retardent à dessein l'envoi au Ministère de l'Intérieur d'une demande d'approbation con­cernant lo droit de vote des fonctionnaires des mines. Charles Vörös Le Mouvement national slovaque avant la révolution (1845—48). La decadence de la féodalité fit sentir son influence sur les conditions de la vie sociale et économique slovaque et conduisit à la transformation complète de la société. Même dans le cadre des rapports de classes slovaques peu déve­loppées, les conditions préalables de l'évolution bourgeoise se sont créées. Tandis que du côté hongrois et polonais, c'est la noblesse moyenne qui joue

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