Századok – 1947
Hírek - Francianyelvű kivonatok 367
370 DÉSIRÉ DERCSÉNYI: Le problème de la continuité pannonieiiiie à la lueur des récentes excavations archéologiques. Les excavations pratiquées sur le territoire de la Transdanubie, l'ancienne Pannonié des Romains, prouvent que les monuments de l'architecture chrétienne primitive du IVe siècle et de l'architecture franque du IXe siècle ont subsisté jusqu'à la conquête hongroise, voire ils ont fourni les bases spirituelles et matérielles au travail de réorganisation du christianisme de l'époque de Saint Étienne. Le IVe astrum de Pest reste en usage jusqu'au XVe siècle. Les bâtimentes du cimetière chrétien primitiv de Pécs (Sopianae) furent les éponymes des Quinque Basilicae de l'époque france. Le bâtiment celtique à cinq lobes fut construit après la reddition du limes. Lors de la construction de la cathédrale, le trichorum de la cellule tenait encore, la seconde peinture date du IXe ou du XIe siècle. L'étude de l'histoire de la construction de la cathédrale d'autre part semble indiquer que celle-ci a reçu sa forme actuelle au cours es XIe et XIIe siècles par l'élargissement au IXe siècle d'une basilique funéraire chrétienne primitive. A Szombathely (Savaria) le capitolium fut érigé à la place du château episcopal du moyen âge. L'église paroissiale de la ville s'élevait loin du centre, sur des murs de fondation d'origine romaine, au cimetière chrétien primitif. La disposition de son plan indique encore aujourd'hui son origine chrétienne primitive. Une excavation effectuée récemment à Zalavár (Mosaburg) a mis au jour une basilique érigée au IXe siècle, à la place d'une construction romaine. Cette basilique a servi au culte jusqu'au XVe siècle. Enfin on a constaté à Fenékpuszta (Mogentiana) la transformation, au IXe siècle, d'un ancien lieu du culte chrétien primitif en basilique à trois absidioles. Les murs des édifices sacrés ont donc survécu du IVe au XIe siècle, et il faut en tenir compte de cela dans l'histoire du moyen âge hongrois comme d'un héritage. MATHIAS GYÓNI: Contributions au problème des plus anciennes relations familiales byzantine-hongroises. L'information de 1 'História Welforum relative au mariage de la prétendue soeur de Sophie avec le ,,rex" byzantin, ne peut provenir de quelque communication de Sophie ou de Wulihild; car dans ce cas, elle serait contenue dans la seconde rédaction de la Genealógia Welforum, dans l'Appendice IV de la Chronique Saxonne Universelle et dans l'ouvrage de Saxo Analista. Une version, qui a pris Sophie, par erreur, pour la fille de saint Ladislas, tout en tenant compte du mariage byzantin de Piroska, a été confondue dans YHistoire Welforum avec une autre selon laquelle Sophie fut la sœur de Coloman. Cette phrase confuse de l'Historia Welforum est donc un souvenir altéré du mariage byzantin de Piroska. Certes, les sources témoignent de quelque incertitude dans la question: Piroska étaitelle la fille de Ladislas ou de Coloman? Cette incertitude s'explique par le fait que c'est Coloman qui a assuré la dot de Piroska, orpheline de saint Ladislas. Les sources les plus dignes de confiance aussi bien que la chronologie plaident aussi pour le fait que contrairement à l'affirmation de Decker— Hauff basée sur les chroniques du monastère de Saint Blasien, Adelheid de Rheinfeld était la femme de saint Ladislas et non de Coloman. Les sources authentiques et les données bigrâphiques des personnages en question établiraient donc que Piroska était la fille de saint Ladislas et d'Adelheid de Rheinfeld. Au témoignage de sources byzantines, Andronikos Dukas dont Decker-Hauff dit avoir été en 1074/5 le mari de la prétendue sauir de Sophie et qu'il dit avoir été corégent, ne fut pas justement à cette date corégent de Michel VII Dukas, tandis que Ioannès Andronikos l'était déjà au moment de son mariage avec Piroska. Le passage en question de História Welforum n'est donc qu'une méprise médiévale, provenant d'une phrase relative à Piroska et à Ioannès.