Századok – 1890
GRÓF SZÉCSEN ANTAL: Elnöki megnyitó beszéde az 1890. jan. 26-án tartott közgyűlésen 97 - THALY KÁLMÁN: Konstantinápolyi újabb kutatások a Rákóczi-emigratió koráról - II. közl. 102
"l'HALY KÁLMÁNTÓL. 105 la Religion Catholique le. 18. de May de l'année dernière 1708, et détesta en même temps les erreurs de Luther dans lesquelles il avait eu le malheur d'estre élevé. Il est vray, que cette profession de foy ne fut pas publique, Mr. L'Ambassadeur (Ferriol) ayant jugé a propos de la tenir secrette ; mais du moins elle est signée de la main du Prince et scellée de son sceau (!!), et reconnue pour telle par une déclaration de la main propre de Mr. De Ferriol Ambassadeur du Roy à la Forte, comme on peut le veoir par l'original, qu'on est prest de produire. *) Le nouveau converty ayant témoigné n'avoir rien plus à coeur, que de se tirer de Turquie et d'aller finir ses jours en Chrétienté, Mr. L'Ambassadeur m'a assuré, il y a plus d'un an, que le Roy luy avait ordonné de fournir un bâtiment français au Prince, pour son passage et pour douze personnes de sa suite, et de luy faire conter outre cela trois ou quatre mille écus pour les frais du voyage, en cas qu'il pût obtenir l'agrément du Pape pour aller faire publiquement sa profession de foy a Rome, comme il témoignait le souhaitter. Le secrétaire de Mr. L'Ambassadeur, qui fit l'an passé (1703.) un voyage à Rome en partie pour ce sujet là, ne trouva pas à la vérité dans cette cour là toute la facilité qu'on s'en promettait pour l'exécution du dessein du Prince. Mais le Prince ne s'est pas rebuté pour cela, et s'il est obligé de rester en Turquie, il aymera mieux y faire profession ouverte de la Religion qu'il a embrassée, que d'y rester dans la gêne de conscience, où il se trouve, en différant de se déclarer. Les titres de Prince et de Roy dont il joiiyt dans les états du Grand Seigneur, ne seraient point un obstacle à son passage en Chrétienté ; il fait gloire depuis longtemps d'estre fidèle et zélé serviteur du Roy, il ne souhaitte rien plus maintenant, que d'estre son sujet. Il aymeroil certainement beaucoup mieux estre Comte 'Pékély en France, que d'estre actuelment en possession de la Principauté de Transylvanie, (??) et pour peu qu'on soit informé de ses sentiments, on connoitra, que sous un air toujours grand, et une conversation noble et agréable, il a changé ses anciennes idées pour ne penser qu'au repos et au salut de son âme. Le mal est qu'il n'est pas aisé de le tirer de Turquie, les changements fréquents qui se font à la Porte, sont cause qu'on trouve quelquefois des difficultez insurmontables dans des affaires qu'on croyait finies. D'ailleurs les infirmitez du Prince ne luy permettent plus guères de faire le voyage de Chrétienté, et quand il pourrait y passer, ne pouvant plus se tenir sur ses pieds, il ne sauroit plus paraître devant le Pape, ny les autres souverains dans une posture convenable. Il est vray, que ce serait une consolation ') E nevezetes irat tehát talán még ma is föllelhető volna a portai franczia nagykövetség archívumában, a mely ugyan azóta, tüzesetek alkalmával, többször vallott kárt. T. K.