Drăgan, Ioan (szerk.): Mediaevalia Transilvanica 2000 (4. évfolyam, 1-2. szám)

Cruciada Târzie

Les expéditions de Nicopolis (1396) et de Varna (1444): une comparison 51 centre de son dispositif entre deux mamelons appelés Murâd-Tepe et Sandjac- Tépe, et garda avec lui les janissaires et la cavalerie kapikulu (la garde impériale). Le carré des janissaires était protégé par de grands boucliers de fér qu’on enfonqait dans la terre, par des chameaux91 dönt Podeur effrayait les chevaux et par plusieurs lignes de pieux plantés comme â Nicopolis pour faire échouer les charges menées par la cavalerie cuirassée des Hongrois et des Polonais. Sur un des mamelons fut déployée la grande banniére de l’empire, signe que Murád 11 se trouvait au milieu de l’armée, tandis que sur l’autre, empalé dans une pique, fut exposé l’exemplaire turc du traité de Seghedin92. Le flanc droit était occupé par la cavalerie ruméliote de Davud Pacha, tandis que la couverture du flanc gauche était assurée par la cavalerie anatolienne sous les ordres du beylerbey Karadja Pacha. Plus loin encore, sur la route qui menait au village de Goliama Franga, le sultan avait déployé les akîndjis soutenus par les azaps et les eshkîndjis afin de concentrer son effort sur la droite chrétienne. Les mouvements de ce dernier corps de l’armée furent masqués par les hauteurs et par le terrain boisé de la région. Querelles et discussions contradictoires au sein du commandement chrétien avant la bataille. Ce fut dans la soirée du 24 septembre 139693 ou le lendemain avant l’aube94 que les chefs de l’armée alliée s’étaient réuni pour préparer le plan de combat. Selon Schiitberger témoin oculaire des événements aprés le retour de sa mission de reconnaissance, le prince de Valachie proposa au roi Sigismond de mener la premiere attaque contre les lignes ottomanes, ce que le monarque hongrois accepta avec empressement95. 11 nous semble que la demande faite par Mircea l’Ancien concordait d’ailleurs avec la tactique envisagée par le commandant des forces chrétiennes, connaisseur lui aussi des évolutions de l’armée turque. Cependant le voivode valaque était le seul parmi les chefs de Ia croisade qui avait déjá vaincu l’ennemi en rase. Campagne en remportant Ies batailles de Karînovasi pendant l’hiver de 1393-1394 (aujourd’hui Kamobat en Bulgarie)96 et de Rovine (le 10 octobre 1394)97. 91 Chalcocondylas, op. cit., p. 196. 92 B. Cvetkova, p. 29; T. Nicolau, p. 63; M. Erendil, p. 55. 93 Delaville le Roulx, p. 261: “Quant au conseil de guerre tenu par Sigismond et par Ies principaux chefs de la croisade, il eut également lieu ce mérne jour dans la soirée.’’ 94 Religieux de Saint-Denys, p. 503. 95 Schiltberger, loc. cit. 96 A. Decei, L’expedition de Mircea Ier contre les akinci de Karînovasi (1393), in Revue des Etudes Roumaines, I, 1953, p. 130-151. E. Turdeanu avait affirmé que la bataille eut lieu plutöt dans la plaine de Krajina (Krajinovo) en Serbie. Voir la notice publiée dans Revue des Etudes Roumaines, 11, 1954, p. 255-256. 97 Pour la bataille de Rovine cf., Panaitescu, p. 240-248; Constantinescu, p. 97-108; Djurié, p. 77-78; Sp. Radojicic, La Chronologie de la bataille de Rovine, in RHSEE, V, 1928, nr. 4-6, p. 136-139; R. Rosetti, Istoria artei militare a românilor până la mijlocul veacului al XVII-lea, Bucarest, 1947, p. 105-106, avec bibliographie ainsi que G. Tahsin, Românii şi Otomanii în secolele XIV-XVI, Bucarest, 1991, p. 77-83. H. Inalcik dans The History of the Crusades, p. 250: En Valachie “Mircea barred the way to the Ottoman army at the mountain pass of Rovine near Argesh, his capital. On October 10, 1394 Bayazid’s army escaped disaster only after a fierce battle at Argesh in which the vassal Serbian princes Mark Kraljevich and Constantine Dejanovich and several Ottoman begs fell.”

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