Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

1. Session / Séance. Experiences gained, current Situation, future Prospects / Expériences acquises, Situation actuelle, Perspectives futures - Körmendy, Lajos: International Cooperation in Europe. A Survey / Programmes de Coopération internationale des archives en Europe. Un bilan (english 13 - français 27)

1. Session/Séance: Körmendy, Programmes de Coopération internationale peut se composer d’un seul collaborateur travaillant à temps partiel ou d’une douzai­ne de personnes. L’effectif dépend de l’ampleur des tâches et des habitudes admini­stratives. En Europe le service des archives centrales chargé des relations internatio­nales comprend habituellement deux postes à plein temps pour la coordination, d’autres personnes étant appelées à participer aux activités internationales selon les besoins. Cette structure présente l’avantage que la majorité de ceux qui participent à la vie internationale continue à travailler dans son domaine, gardant aussi son sa­voir-faire à jour. Le travail international est efficace s’il obéit à une conception et respecte une hiérarchie de priorités. Il faut que les directeurs désignent les domaines où l’activité internationale est souhaitable à court, moyen et long terme. La priorité peut aussi être accordée au dépouillement des fonds à l’étranger, qui nécessite la conclusion d’accords avec les pays/archives où les documents sont conservés; ou bien à la préservation du patrimoine qui peut exiger la participation aux travaux de commissi­ons spécialisées des organisations internationales; ou encore au soutien d’une orga­nisation régionale. Il est bien entendu que la conception en question doit être en harmonie avec la stratégie générale des archives. Il est très important que les informations et des données d’origine étrangère (littérature professionelle, rapports de missions etc.) soient collectées et dépouillées systématiquement pour que le cas échéant, on puisse y avoir recours. Ainsi, par ex­emple, lors de l’élaboration de plans d’informatisation il est bon de savoir où envoy­er des experts pour étudier des expériences intéressantes. Le questionnaire demandait si les relations internationales étaient coordonnées de façon centralisée ou décentralisée. Etant donné que les Archives de l’Europe atta­chent une importance particulière aux affaires étrangères on aurait tendance à croire que la coordination est habituellement confiée à un organisme central ce qui permet notamment d’éviter les doubles emplois comme la répétition des travaux de dépouil­lement et des commandes de microfilm. En fait, l’hypothèse ne se vérifie pas: la coordination centrale n’existe que dans 15 pays, le système étant décentralisé dans les 13 autres pays. En regardant les deux listes, il apparait que le choix est fonction des traditions politiques et administratives du pays concerné. Il est évident, par ex­emple, que les pays fédéraux suivent le modèle décentralisé. Il est tout aussi logique que le système créé tout au long de l’époque communiste survive à certains égards dans les pays de l’Europe de l’Est. Avant le changement de régime, dans la plupart des pays socialistes le chef de la direction centrale des archives avait seul le droit d’être en correspondance officielle avec des personnes étrangères, jusqu’à devoir répondre à une lettre adressée à un petit service d’archives en province. Depuis 1990 cette règle n’a plus cours. Les directions n’ambitionnent plus que de s’occuper des affaires d’importance nationale (accords internationaux, organisation des congrès, coordination des dépouillements etc.) comme le font des pays occidentaux (par ex­emple Italie, Espagne) qui disposent d’un organisme central de coordination. 31

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