Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

4. Session / Séance. Strategies for Links with Historical Research / Stratégies de Communication envers la Recherche historique - Nebiker, Regula: Towards a New History of Europe (pre-integration period). The Archival Point of View / Pour une nouvelle Histoire européenne (avant l’intégration) (english 373 - français 382)

ont ouvert des possibilités pratiquement illimitées d’accès dans le monde entier à presque toute la littérature publiée. Comparé à cette offre d’information gigantesque des bibliothèques, qui se développe et s’améliore rapidement, le degré de caractéri­sation des archives et la difficulté d’accès font plutôt piètre figure. Il y a à cela plu­sieurs raisons. L’une d’elles est que le travail des archives ne s’adresse pas au public au premier chef. La plus grande difficulté d’accès réside aussi, cependant, dans la nature des archives. Le terme d'archives est défini de la manière suivante dans la loi française relative aux archives: Les archives sont l’ensemble des documents, quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produit ou reçus par tout personne physique ou morale, et par tout service ou organisme public ou privé, dans l’exercice de leur activité. La conservation de ces documents est organisée dans l’intérêt public tant pour les besoins de la gestion et de la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privées, que pour la documentation historique de la recherche7. Les archives reflètent nécessairement la vie de l’institution qui les a produites. Si l’activité du „service produisant les dossiers“ cesse, le dépôt cessera lui aussi de croître. S’il continue d’exister, il documentera cependant l’existence et l’activité d’un temps de ce service „connaissant les dossiers“. L’histoire d’un dépôt d’archives constitue elle-même une partie de sa valeur documentaire. C’est ainsi que l’histoire européenne se répercute naturellement aussi dans la destinée troublée de nombreux dépôts d’archives. La fin d’époques politiques a souvent marqué l’arrêt de croissance de certaines archives, devenues „archives mortes“. L’avènement de structures politiques nouvel­les à son tour a donné lieu à la naissance d’archives nouvelles. Cela s’applique de même aux nouvelles institutions supranationales à propos de l’intégration euro­péenne. La structure compliquée du paysage archivistique européen est le fruit de l’histoire européenne et de tous ses bouleversements, changements territoriaux, guerres et catastrophes. La diversité des archives européennes est due en outre aux traditions différentes des pays respectifs. On pourrait même affirmer que les archives documentent la partie non intégrée de l’Europe. Il y a des archives qui sont nées pendant une occupation, d’autres ont été déman­telées et distribuées par l’occupant. C’est ainsi que des archives françaises conser­vent aujourd’hui des sources précieuses d’histoire européenne qui avaient été re­cueillies dans toute l’Europe à l’époque napoléonienne. Cela s’est révélé être une chance, parce que ces sources n’existeraient peut-être plus autrement. On y trouve en outre réunies de grandes quantités de sources d’une époque, ce qui est évidemment un avantage pour les chercheurs. Dans ce cas, l’effet sur l’historiographie a été très positif. Mais la recherche peut aussi être grandement entravée. Le travail sur des dépôts d’archives morcelés et dispersés à travers l’Europe peut être très fastidieux, et à peine à la portée d’une seule personne. La question des partages d’archives se pose à nouveau aujourd’hui à propos de l’ouverture des archives de l’ancien bloc de l’Est. 4. Session/Séance: Nebiker, Pour une nouvelle histoire européenne 7 Loi n° 79-18 du 3 janvier 1979 sur les archives, article 1. 386

Next

/
Oldalképek
Tartalom