Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Oldenhage, Klaus: Scope and Aims of Mobility. A German View / Portée et buts de la mobilité. Un point de vue allemand (english 279 - français 285)

Klaus Oldenhage Portée et buts de la mobilité: un point de vue allemand 1. Introduction La mobilité - en particulier la mobilité des archivistes - n’est pas une valeur en soi. Elle n’est utile que dans la mesure où elle aide à la conservation et à l’utilisation des documents dont les archivistes ont la responsabilité. Certes, les traditions cultu­relles d’un pays, d’une région, d’une communauté (linguistique ou autre) doivent être pleinement prises en compte et leur indépendance doit être respectée, mais la normalisation internationale des méthodes et des techniques professionnelles impli­que, de son côté, des partages d’expériences et des échanges de personnel. Ces deux exigences peuvent - bien que ce ne soit pas inévitable - entrer en conflit. Notre pro­blème principal sera de choisir entre elles: autrement dit, de décider quand et com­ment faire quoi. Afin d’éviter les plus graves erreurs, une organisation profession­nelle, qu’elle soit nationale ou internationale, ne doit donc pas décider de l’ampleur et des buts de la mobilité sans avoir d’abord étudié les expériences de beaucoup d’archives et d’archivistes. Un point de vue allemand (ou, plus exactement, ma propre expérience d’archiviste allemand) peut donc être utile à exposer, pour diver­ses raisons, dont certaines sont propres à l’Allemagne. 2. La situation historique spéciale de l’Allemagne Plus que n’importe quel autre professionnel, l’archiviste dépend de l’histoire de son pays. En ouvrant le 10e Congrès international des Archives à Bonn en septembre 1984, Friedrich Zimmermann, alors ministre fédéral de l’Intérieur, insistait forte­ment sur l’intérêt particulier des Allemands à partager leurs expériences grâce à la coopération archivistique internationale. Cette affirmation était justifiée par de nom­breuses raisons historiques, dont la première était (et est toujours) cette simple con­statation il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, d’Archives nationales d’Allemagne. Ma propre expérience personnelle, quand je préparais mon mémoire sur le plus jeune fils de l’impératrice Marie-Thérèse dans deux dépôts d’archives de Vienne et sept dépôts d’archives en Allemagne, m’a appris que l’histoire allemande depuis plusieurs siècles ne peut pas être écrite au moyen des seules archives du pays. L’histoire de l’Allemagne aussi bien que sa situation géographique font que le par­tage des expériences archivistiques et historiques, aussi bien à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur, est un besoin absolu, non seulement pour les Archives fédérales d’Allemagne mais pour presque toutes les autres archives allemandes, quel que soit leur niveau et leur rattachement administratif. 285

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