Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)
3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Huyda, Richard: Coordination Research in Archival Sience and Dissemination of Professional Information / Coordination de la recherche en archivistique et diffusion de l’information professionnelle (english 231 - français 251)
3. Session/Séance: Marcoux - Huyda, Coordination de la recherche en archivistique centres mais conformer leurs méthodes et leurs procédures, nous apparaît vouée à l’échec à plus ou moins long terme. Outre cette disparité intrinsèque des buts et procédés, l’inégalité des ressources dont disposent ces mêmes centres de documentation impose ses propres limites aux formes de collaboration auxquelles on peut penser. A titre d’exemple, on ne peut s’attendre à ce qu’un format de communication commun exige plus de ressources que celles utilisées actuellement par chacun des membres du réseau. L’adoption d’un tel format suppose donc qu’on tienne d’abord compte de ce qui s’avère acceptable pour le membre du réseau qui consacre le moins de ressources à la description et à l’indexation des documents dont il a la charge. Cette approche de nivellement par le bas est contraire aux exigences et aux principes des centres relevant d’institutions qui ont consacré, depuis de nombreuses années, beaucoup d’énergie et d’efforts à la provision de services de haut niveau. Par contre la disparité signalée plus haut ne nous laisse pas le choix: si nous voulons mettre sur pied des méthodes et procédés de diffusion de l’information professionnelle, qui s’avèrent viables à l’échelle internationale, il nous faut une participation massive et engagée des centres de documentation voués à cette mission sur différentes scènes nationales. Cette participation ne peut, à son tour, être assurée que si chaque centre contribue activement à l’échange d’informations bibliographiques sur la littérature en archivistique tout en y retirant des avantages certains. La contribution active de chacun nécessite, par contre, que l’on minimise le plus possible les charges encourues. Cette approche minimaliste constitue-t-elle cependant une sorte de „péché originel“ dont il nous faudra supporter les séquelles jusqu’à la fin des temps? Loin de là. Disons qu’elle ne représente qu’une étape dictée par les nécessités du moment et la simple logique. Si nous voulons assurer une diffusion étendue de l’information professionnelle, il nous faut d’abord l’identifier, la décrire et la localiser. Si nous voulons par contre compter sur des partenaires actifs et stables, il nous faut réduire au minimum le fardeau que cela représente pour ceux qui disposent de moins de ressources. Ceci dit, rien ne nous empêche, une fois ce processus bien établi, de tenter d’améliorer progressivement les produits et services nés de cette collaboration internationale par l’obtention de ressources supplémentaires. Aussi serait-il bon d’identifier maintenant les ressources sur lesquelles il nous faut miser à plus ou moins long terme. Les ressources Ces ressources sont de trois ordres et se résument à: savoir, argent, et équipement. Leur importance relative varie d’après la forme de collaboration envisagée dans le cadre d'un projet quelconque. Dans le cas de la diffusion de l’information professionnelle en archivistique, les centres de documentation voués à cette activité ne peuvent opérer sur la scène nationale ou internationale sans le support des institutions dont ils relèvent. Ces dernières 268