Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)

3. Session / Séance. Sharing of Experience and Exchange of Staff / Partage d’Expériences et Echange des Personnes - Huyda, Richard: Coordination Research in Archival Sience and Dissemination of Professional Information / Coordination de la recherche en archivistique et diffusion de l’information professionnelle (english 231 - français 251)

3. Session/Séance: Marcoux - Huyda, Coordination de la recherche en archivistique Si les publications et les conférences organisées par certains regroupements pro­fessionnelles assurent une certaine coordination de la recherche, pouvons-nous ce­pendant parler d’une coordination de ces activités elles-mêmes? Nous en sommes en ce moment au tout début d’une nouvelle ère en ce domaine. Nous avons en effet assisté à une première, l’année dernière, en ce qui a trait à l’organisation de sessions communes regroupant des membres de différentes as­sociations professionnelles nationales, lors des conférences annuelles de l’Association des archivistes du Québec, de la Canadian Archivists Association, et de la Society of American Archivists, qui se sont toutes déroulées à Montréal, à la suite du Congrès du Conseil international des archives. Par ailleurs, Gérard Thibault, de l’Association des archivistes français, nous a fait part, lors de l’une de ces conférences, des différentes tentatives de collaboration que les responsables des grandes revues savantes européennes en archivistique ont tenté et tentent encore de concrétiser. Bref, il y a donc lieu d’espérer que l’avenir nous réserve beaucoup dans le do­maine de la coordination de l’information professionnelle véhiculée par les re­groupements professionnels, par le biais de leurs publications ou de leurs manifesta­tions scientifiques. Les systèmes nationaux et internationaux d’archives et leurs instances re­présentatives Allons-y tout d’abord d’une constatation: la coordination de la recherche en ar­chivistique et de la diffusion de l’information professionnelle se superpose aux systèmes nationaux d’archives. Plus ces systèmes auront des instances décisionnelles centralisées, plus les mécanismes de coordination de la recherche et de la diffusion de l’information professionnelle subiront les effets de cette centralisation. Inverse­ment, moins cette centralisation existera, et moins les moyens d’action et de contrôle de la recherche, ainsi que les moyens de diffusion de l’information professionnelle, auront de chances de se retrouver sous la coupe réglée d’une autorité centralisatrice. En fait, la coordination, qui suppose un certain agencement des parties d’un tout selon un plan logique, sera plus ou moins rigide ou flexible suivant le degré de cen­tralisation des systèmes d’archives mis en place dans chaque pays. Au Canada, les institutions d’archives ont toujours joui d’un haut niveau d’autonomie. Ce n’est, effectivement, qu’avec la création du Conseil canadien des archives, il y a à peine 7 ou 8 ans, qu’on a vu poindre un effort et une volonté de mieux coordonner la recherche en archivistique. Ce Conseil canadien des archives fut lui-même cependant le résultat d’un long processus de mûrissement. Comme Ta décrit ailleurs Jean-Pierre Wallot27, la période antérieure aux années 70 fut, pour les archives canadiennes, comme une sorte de Moyen âge. La scène archivistique canadienne était alors „un vaste espace encore en Wallot, Jean-Pierre: Le CCA et le Congrès du CIA de 1992: produits de 15 ans d’évolution de la communauté archivistique canadienne, [Ottawa]: 14 février 1991, p. 3. 262

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