Sonderband 2. International Council on Archives. Dritte Europäische Archivkonferenz, Wien 11. bis 15. Mai 1993. Tagungsprotokolle (1996)
2. Session /Séance. Regional (trans-border) Cooperation / Coopération régionale (transfrontaliere) - Sturm, Joachim: Perspectives for trans-border regional Cooperation: The Case of the Upper Rhine Zone / L’entente Rhénane d’archivistes municipaux (Erasm) (english 123 - français 134)
d’Alsace et qui se réfère au Code Civil allemand comme à la Loi de l’Empire allemand sur les asso ciations de 1896. ERASM: Individualité et internationalité Si l’ERASM n’était qu’un simple instrument culturel d’un mouvement à la recherche d’une identité régionale, l’on ne pourrait parler de coopération internationale. Pourtant, l’ERASM montre bien un caractère et une vie propres qui, bien que liés à la vie régionale du Rhin supérieur, la dépasse à plusieurs points de vue. Tout d’abord, l’ERASM ne se laisse pas classer entièrement parmi les organismes qui tirent leur raison d’être essentielle du concept de la Tripartie - Dreiländereck ou de l’espace alémanique. Vu la densité d’adhésions d’archivistes d’un territoire rectangulaire qui va de Strasbourg à Bâle en passant par Mulhouse pour remonter de l’autre côté jusqu’à Offenburg, l’Entente semblerait trouver ses assises dans l’aire linguistique du dialecte alémanique. Cette première impression est fausse et s’explique par la raréfaction d’archives municipales aux bords de l’espace circonscrit. En réalité, l’ERASM dépasse le cadre de la région décrite, surtout vers le Nord et l’Ouest. Ainsi des archivistes municipaux du Luxembourg et les archivistes de la région de la Sarre frontalière de la France, tout comme les archivistes municipaux de la région frontalière du Land de Rhénanie-Palatinat participent à la vie de l’association ainsi que l’archiviste municipal de Karlsruhe. Presque la moitié du territoire de rayonnement de l’ERASM se situe au-delà des frontières de la Tripartie, intégrant linguistiquement parlant, aussi bien le Françique rhénan comme le Lorrain, le Sarrois ou le Luxembourgeois. L’évocation des dialectes parlés au sein de l’ERASM indique déjà que l’Entente pourrait être confrontée comme toute organisation internationale au problème de la langue de travail. Il n’en est rien car la quasi-totalité des membres comprennent ou parlent les dialectes germaniques présents au sein de l’ERASM mais également le Haut-Allemand ou le Français. Ceci est un trait tout à fait particulier de cette Amicale. Contrairement à d’autres coopérations internationales obligées de recourir à des services d’interprètes ou de déterminer une langue d’usage, l’ERASM est caractérisée par une facilité de communication due à la maîtrise (active ou passive) des langues parlées dans la région d’intervention. Tout membre a ainsi la possibilité de s’exprimer dans la langue de son choix sans craindre de ne pas être compris lors des réunions biannuelles. Dans le cas de l’ERASM, la question de la langue de travail n’est d’ailleurs pas sans fondement. Elle mène en effet à une autre explication du champ de recrutement des membres et par là à son champ d’intervention. La situation linguistique ajoutée à la complémentarité prononçée des fonds reflète une situation historique évidente qui permet de voir sur quel passé commun est basé une coopération internationale du type de l’ERASM. 2. Session/Séance: Sturm, L’Entente Rhénane d’archivistes municipaux 138