Bereczky Erzsébet (szerk.): Imre Madách: La Tragédie de l'Homme. Adaptation Française de Jean Rousselot. Précédée de Textes sur Diverses céreations de l'Oeuvre (Budapest, 1986)
József Ruszt: Notes pous le montage de la Tragédie
drame, le Seigneur est indispensable. Il est, en effet, dramatiquement présent au premier tableau où la question „cette créationlà, qu'est-ce donc? est formulée. Si le monde se contenté „d’être” seulement, il n’y aura rien pour créer la situation dramatique fondamentale. Si le monde a été „créé”, la négation engendrera la situation dramatique fondamentale. Par la suite, ce Seigneur cessera d’exister. En Egypte, le Pharaon peut bien être le dieu tandis qu’à Athènes, c’est probablement la mythologie grecque et, à Paris, Adam ne dit-il pas? „Je ne crois pas à l’autre monde”. Enfin Képler n’est-il pas plutôt matérialiste? Tout ce qui se présente face à Lucifer, c’est-à-dire le Diable, indiquant l’existence de l’Au-Delà et de Dieu, n’est qu’artifice scénique, en fait superflu. Que peut-on faire alors de tout cela? Je crois que Madách a voulu vraiment poser la question fondamentale de l'existence mais que, conformément à l'esprit général de son époque, cette question devait être posée dans le monde créé par Dieu. En tout état de cause, son interrogation porte sur le monde et l'existence de l'homme. József Ruszt (1983) 74