Műemlékállományunk bővülése, új műemlékfajták (Az Egri Nyári Egyetem előadásai 1987 Eger, 1987)
Nováki Gyula: Őskori és középkori földvárak Magyarországon
GYULA NOVÁKI FORTINS DE TERRE DE L'ÂGE PREHISTORIQUE ET DU MOYEN ÂGE EN HONGRIE La Protection des monuments historiques étend de plus en plus son attention à tout ce qui est en relation avec l'histoire, ainsi aux fortins de terre aussi, sujet de cet exposé. Aujourd' hui, ce sujet est considéré encore comme quelque chose de nouveau dans la pratique de la protection des monuments historiques. Il y a longtemps que les archéologues et les historiens ont remarqué l'importance et le nombre significatif des fortins de terre, malgré cela les recherches scientifiques de ceux-ci se faisaient sporadiquement, par saccades jusqu' à présent. En ce qui concerne leur protection, il y en a à peine de résultats. Les fortins de terre représentent la plus longue étape de construction des forts. L'histoire des grands châteaux connus du moyen âge remonte à quelques cents ans à peine, tandis que celle des fortins de terre implique plus de 4000 ans. Quant à ces derniers, on peut dire que pendant longtemps on n'en a eu qu' une vague idée. Grâce aux recherches archéologiques et historiques du dernier quart de siècle, nous nous sentons autorisés à dessiner au trait l'histoire et le développement des fortins de terre, tout en présentant à la fois les problèmes posés et non résolus jusqu' à présent, par rapport à ceux-ci. La notion «fortin de terre» remonte au moyen âge. Nous avons plusieurs noms de village terminés en «fortin de terre» (en hongrois « földvár »), comme par ex. Tiszaföldvár, Pusztaföldvár, Dunaföldvár, Balatonföldvár. Ces noms de village sont mentionnés dans les chartes à partir du XIII e siècle, et on pouvait les mettre tous en rapport avec des forts détruits. Les chartes font mention des noms de lieu « fortin de terre » aussi. Donc, l'emploi du mot «fortin de terre» a des bases historiques, pourtant il faut noter que l'usage de ce mot est assez souvent trompeux, car il ne répond pas toujours à la réalité, trouvée sur le lieu. Comme on va voir en ce qui suit, on rencontre souvent à l'âge préhistorique des remparts de pierre, d'autre part au cours des fouilles des fortins de terre du moyen âge, on met au jour des murailles de pierre ou plus rarement celle de brique. Nous soutenons quand même l'appellation «fortin de terre» comme notion collective, parce que nous pensons que celle-ci exprime le mieux, qu' il s'agit d'une fortification détruite, tombée en ruine. Et s'il y avait des constructions de pierre à l'intérieur de celle-ci, elles ont disparu sans reste, et on n' y voit plus que des traces des travaux de terrassement (rempart, fossé, terrasse). Les parties les plus caractéristiques des fortins de terre sont les remparts et les fossés. Les remparts, dans leur forme actuelle, semblent être une levée en pente de tous les deux côtés. Malgré leur état ruiné, on peut voir qu' ils étaient vastes, avec les faces en pente vive. Comme l'état ruiné de ceux-ci le montre, dans l'origine, leur face extérieure, mais souvent l'intérieure aussi finissait à la verticale. Grâce aux fouilles archéologiques, on a réussi à examiner la structure de quelques remparts. L'ossature de ceux-ci se compose de poutre en bois et de muraille de pierre, maçonnée sèche; les joints sont remplis de terre ou de pierre, trouvée sur le lieu. Mais il arrivait souvent qu' on a construit des murailles à poutre, à pilotis ou de pierre sur la levée. Grâce aux fouilles, de nos jours on connaît pas mal de structures de rempart de l'âge préhistorique et du moyen âge. Avant de parler de la formation des fortins de terre, il faut relever les recherches, faites jusqu' à présent, dont les résultats servent de base de notre exposé. Malgré le nombre considérable des fotins et malgré le fait que dans leur majorité ils sont identifiables, leurs recherches étaient éventuelles jusqu' à nos jours. En ce qui concerne la documentation, elle s'est limitée à certaines régions assez petites du pays. Sous ce rapport, on peut considérer comme région bien documentée, grâce au travail de la Topographie Archéologique, les suivantes: département Veszprém, villes Dorog et Esztergom, arrondissement Szentendre (y compris le mont Pilis), arrondissement Szeghalom du département Békés. Les publications font connaître nombreux fortins de l'âge préhistorique et du moyen âge, inconnus ou à peine connus jusqu' à nos jours, souvent avec des topographies. En dehors des régions mentionnées ci-dessus, il y avait des recherches systématiques dans la montagne Börzsöny, sur la colline Gödöllő, dans la montagne Mátra, au département historique Borsod et aux environs de la ville Ózd. Nous ferons remarquer que nous avons réussi à connaître 250 lieux fortifiés, y compris les châteaux généralement connus du moyen âge, dont 80% environ était inconnu ou à peine connu. Il y a naturellement d'autres régions du pays où se faisaient ou se font actuellement des recherches, mais les données plus anciennes doivent être vérifiées d'une part, et en ce qui concerne les résultats des recherches en cours, ils ne sont pas encore connus. On pense aux départements Tolna, Somogy, Zala, Vas, Fejér, à la partie Zemplén du département Borsod-Abaúj-Zemplén. Quant au département