Folia Theologica 10. (1999)
Jozef Krzywda: La famille - l'Eglise familiale en tant que postulat et conséquence de l'alliance matrimoniale
L’EGLISE FAMILIALE 71 responsabilité doit être l’image visible de ce même amour de Dieu auquel est nouée toute paternité dans le ciel et sur la terre18. Il faut constater que l’homme, en principe, a bien déchiffré sa vocation, comme le souligne l’histoire de l’homme et surtout l’histoire et l’expérience du Peuple Choisi. Mais la pleine Révélation, par laquelle la vérité sur le mariage en tant qu’union trouve son accomplissement est donnée à l’Eglise, grâce et par Jésus-Christ, qui a consacré toute sa personne à l’homme en lui révélant en même temps la vérité sur les „origines”19. Rien de surprenant que Saint Paul, fasciné par cette vérité, confirmé par le Christ, puisse décrire l’union sacrale de mariage par cette phrase: „Sacramentum hoc magnum est”20. Donc, il ne manque pas de prémisses constatant le fait de l’existence étroite voulue par Dieu, de l’union entre le sacrement du mariage et l’Eglise. Cette vérité est exprimée d’une façon spéciale par Jean-Paul II: „Come ciascuno dei sette sacramenti, anche il matrimonio a un simbolo reale delle’evento della salvezza, ma a modo proprio. Gli sposi vi partecipano in quanto sposi, in due, corne coppia, a tal punto ehe l’efetto primo e immediato del matrimonio (res et sacramentum) non e la grazia, soprannaturale stessa, ma il legame coniugale cristiano, una comunione a due tipicamente cristiana perché rappresenta il mistero del’incarnazione del Christo e il suo mistero di alleanza. E il contenuto della partecipazione alla vita del Christo e anch’esso specifico: l’amore coniugale comporta une totalita in cui entrano tutte le componenti della persona...”21 Grâce à cette interpénétration mutuelle de l’élément naturel et de l’élément surnaturel, comme le constate E. Corecco, la fonction écclesiastique et salutaire du sacrement du mariage est possible en tant qu’élément important de la constitution de l’Eglise. Cette valeur ecclesiastique spécifique a été remarquée et décrite au cours de Vatican II. Elle a permis la définition du mariage (en différenciant les différents états) velut Ecclesia domestica22 En fait, cela exprime que, dans le 18 Ibidem; Cf. J BEYER, Ecclesia Domestica, in: Periodica de re morali canonica liturgica 79 (1990), III-IV, p. 307-308; F. EID, Il matrimonio mistero della comunione. Riflessioni teologico-canoniche, in: Teoloqia e diritto canonico, Citta dei Vaticano 1987, p.167. 19 Cf. FC, n.13. 20 Ef. 5,32 21 Cf. FC, n.13; E. EID, Il matrimonio mistero... op cit., p. 168; E. CORECCO, Théologie et droit canon, Fribourg 1990, p. 17. 22 Ibidem, p. 190