Folia Theologica 9. (1998)
Antal Molnár: L'Eglise catholique dans la Hongrie ottomane (15e-17e siecles)
L’EGLISE CATHOLIQUE 175 bornée — en raison des possibilités très limitées — à des tournées pastorales de plusieurs mois ou années.44 En guise de conclusion, je voudrais seulement évoquer mon point de départ: la cohabitation de plusieurs réalités ecclésiastiques dans le territoire de la Hongrie ottomane. Ces réalités étaient très différentes et éloignées l’une de l’autre à cause de leurs traditions et conceptions très hétérogènes. Les jésuites et les missionnaires ou évêques envoyés par la Congrégation de la Propagande représentaient la réforme tridentine, tandis que les franciscains bosniaques s’attachaient à leurs traditions médiévales. Ces divergences furent renforcées par les différences ethniques et les conflits juridiques et matériels. Mais, malgré toutes les dissensions, les institutions anciennes et nouvelles de l’Eglise catholique travaillaient ensemble pour sauvegarder la foi catholique dans les territiores assujetties au Croissant, et c’est à ces hommes d’Eglise, prêtres et laïcs, qu’appartient le mérite de la survie de l’Eglise catholique dans les conditions extrêmement difficiles de l’occupation ottomane. 44 PREMROU, op. cit.; ZACH (Krista), „Die Visitation des Bischofs von Belgrad, Marin Ibrigimovic in Türkisch-Ungarn (1649)”, Ungarn-Jahrbuch, 8, 1977, pp. 1-31; BORSA (Iván), TÓTH (István György), „Benlich Máté belgrádi püspök jelentése a török hódoltság katolikusairól 1651-1658”, Levéltári Közlemények, 60, 1989, pp. 83-142.