Folia Theologica 9. (1998)
Antal Molnár: L'Eglise catholique dans la Hongrie ottomane (15e-17e siecles)
170 A. MOLNÁR couvents, et les dominicains 50 en terre hongroise.25 La décadence générale des ordres religieux en Europe, la réforme protestante et surtout la poussée ottomane entraînèrent le déclin des communautés réligieuses dans toute la Hongrie, et surtout dans la principauté de Transylvanie où, à la fin du 16e siècle (après l’expulsion des jésuites), le seul établissement religieux était le couvent franciscain de Csíksomlyó.26 Dans la Hongrie ottomane, les franciscians hongrois de la province de Saint Sauveur n’avaient plus que trois (plus tard quatre) couvents, Szeged, Gyöngyös, Jászberény et Kecskemét.27 La persistance de ces couvents, due à l’enracinement des communautés religieuses dans la société, a préservé le caractère catholique de ces villes, tandis que les autres bourgades de la Hongrie ottomane se convertirent au calvinisme.28 29 Les effectifs de ces établissements était bien faible: dans le couvent de Szeged, par exemple, ne vivaient jamais plus de 10 moins. Malgré le nombre restreint des franciscains, ces maisons religieuses jouaient un rôle fondamental dans la vie religieuse et culturelle de la population dans la plaine hongroise, puisqu’ils avaient soin des habitants de toute la région. En dehors de leur activité pastorale irremplaçable, les franciscains de Szeged étaient très réputés par leur activité thérapeutique, ils protégèrent la population contre les soldats exacteurs et enseignaient aux enfants l’art de tracer des lettres. L’église franciscain représentait un lieu de culte très important dans la Hongrie méridionale 99 et leur bibliothèque était la seule collection de livres de la région. 25 FÜGEDI (Erik), „Gli ordini religiosi nel Medioevo”, in CAPRIOLI (Adriano), VÁCCARO (Luciano), (a cura di), Storia religiosa delTUngheria, Milano-Gazzada, 1992, pp. 103-121. 26 GALLA (Ferenc), „A csíksomlyói ferencrendi kolostor viszontagságai Bethlen Gábor idején”, in A Gróf Klebeisberg Kuno Magyar Történetkutató Intézet Évkönyve, 4, 1934, pp. 183-302. 27 BÁLINT (Sándor), Szeged-Alsóváros. (Templom és társadalom), Budapest, 1983, pp. 13-65, passim; SZAKÁLY (Ferenc), „Gyöngyös gazdasági és társadalmi változásai a török korban”, in Tanulmányok Gyöngyösről, Gyöngyös, 1984, pp. 172-175; SZÁNTÓ (Konrád), A jászberényi ferences templom története, Budapest, 1974, pp. 49-59; FENYVESI (László), „Kecskemét katolikus egyházának, a ferenceseknek a szerepe a hitélet, az anyanyelvi kultúra, a szellemiség formálásában a török időkben”, Cumania 11, 1989, pp. 155-205. 28 SZAKÁLY (Ferenc), „Török megszállás alatt”, in KRISTÓ (Gyula) (sous la dir. de), Szeged története, I, (A kezdetektől 1686-ig), Szeged, 1983, pp. 648- 655, 723-738. 29 SZAKÁLY, op. cit. note 28, pp. 723-738.