AZ ORSZÁGOS SZÉCHÉNYI KÖNYVTÁR ÉVKÖNYVE 1967. Budapest (1969)
IV. Könyvtörténeti és művelődéstörténeti tanulmányok - Csapodiné Gárdonyi Klára: Adalékok egy korvinának tartott kódex hitelességének kérdéséhez - Á propos d'un manuscrit supposé corvinien
théque Corvinienne de Buda. — Selon toute vraisemblance, Hevesy n'a jamais vu le manuscrit mérne, il s'en rapporta au catalogue de l'an 1922 du Libraire Quaritch. Ajoutons encore la presence dans le manuscrit des armoiries des Medicis, ainsi que des initiales MA qui se piacent du cőté gauche des armoiries et non des deux cőtés extreme l'une en face de l'autre. II n'y a pas lieu de supposer que ces intitiales auraient indiqué le nom de Mathias, mais plutőt qu'elles étaient des elements complémentaires du décor ou les initiales du possesseur original du manuscrit. D'ailleurs, l'hypothese d'Hevesy est réfutée par les ornements mémes, leurs motifs dénoncant plutőt le style néapolitain-romain qu'une origine de Florence. La transillumination du manuscrit avec des rayons ultra-violets et infra-rouges nous a permis d'observer au milieu de la frontispice l'image transparente negative de majuscules. Ce fait nous pousse ä supposer que le manuscrit n'est point en parchemin mais en papier vélin — dont on avait commence la fabrication, ä notre connaissance, au XVIII e siécle. L'écriture avec des lettres du type italique renvoie par contre au XVI e siécle, — c'est pourquoi la datation du manuscrit ne peut encore étre définitivement établie. Le seule moyen qui nous aiderait ä voir la question élucidée consisterait a soumettre le codex á une analyse chimique pour établir ainsi le corps simple et la substance colorante. En mérne temps, il faudrait procéder ä une transillumination efficace des pages. — Toutefois, il est hors de doute que le manuscrit contenant les Trionfi de Pétrarque n'a vu le jour qu'á un moment oü la bibliothéque du roi Mathias n'existait plus á Buda et qu'il n'y a pas lieu de chercher une relation quelconque entre ce manuscrit et cetté bibliothéque. 384