Szekessy Vilmos (szerk.): A Magyar Természettudományi Múzeum évkönyve 59. (Budapest 1967)

Csepreghy-Meznerics, I.: La faune burdigalienne d'Ipolytarnóc (Hongrie)

O. ABEL (1928, colloque en Hongrie) traitait le «grès à l'empreintes de pas de Verté­brés» comme helvétien ou tortonien, mais tout au plus burdigalien. Plus tard (1935, p. 62) il le considéra comme burdigalien. THÉNIUS (1948, p. 143) de sa part partage l'avis de O. ABEL, mais selon lui (YAnckytherium), décrit par ABEL, ne peut pas représenter cette espèce, car c'est probablement la double-empreinte d'un Cervidés. D'après KRETZOI (1950, p. 260) l'âge du «grès à l'empreintes de Vertébrés» ne peut pas être évalué par les empreintes de pas de Vertébrés, car, à son avis, «l'Anckytherium» est la trace de deux sabots étroitement resserés de Cervidés, par suite la contrainte de l'enregistrement du grès au burdigalien ne subsiste plus. Par ses caractères marins il les range dans l'Aquitanien (Oligocène). D'ailleurs, A. TASNÁDI-KUBACSKA s'était occupé durant des années de l'étude et de la conservation des empreintes de pas de Vertébrés d'Ipolytarnóc. C'est grâce à ses efforts qu'une partie de la trouvaille, devenue une célébrité mondiale, fut transportée au Musée d'Histoire Naturelle et que les grands blocs de grès, restés sur place et mis à jour, seront déclarés comme lieu de réserve. A l'avis de TASNÁDI-KUBACSKA les gisements appartiennent au Miocène (1958). Une détermination chronologique fondée sur l'examen des Foraminifères nous est donnée par L. MAJZON qui a constaté sur la surface du terrain des gisements d'étages différents. Il considère la faune de Fehérhegy comme oligocène supérieur et celle de Botosárok comme miocène inférieur (1950). D'après sa conception la plus récente, les gisements marins sont «aquitaniens ? — burdigaliens» (1966). L'opinion des phytopaléontologues (TUZSON, 1921, GREGUSS) concernant le tronc silicifié d'un Pinus tarnocensis ne fait allusion qu'à l'âge miocène. C'est E. JABLONSZKY (1914) qui s'était prononcé le premier sur les empreintes végétales enfermées dans le tuf àrhyoliteet il a classé la végétation fossilifère au miocène inférieur-moyen, avec la restric­tion qu'elle ne peut pas être aquitanienne. Dès 1940 K. RÁSKY a étudié d'une manière approfondie la végétation enfermée dans le tuf rhyolitique et il a excercé une influence sur le développement de la conception de BARTKÓ, selon laquelle le profil est Oligocène supérieur. K. RÁSKY, à l'occasion de sa conférence tenue en 1950 — déjà mentionnée — détermina la végétation expressément comme oligocène supérieur. Plus tard, dans une publication courte (1958) il prête à la végétation l'âge burdigalien, tandis que dans sa monographie (1959) il fixe de nouveau comme âge oligocène supérieur. Malgré les résultats obtenus par l'examen complexe de l'année 1950, la question reste tout de même ouverte: l'âge du profil d'Ipolytarnóc est-il chattien, aquitanien ou burdigalien ? Au sens de la thèse «chattien» = aquitanien (CSEPREGHY-MEZNERICS, 1962 et Re­marques Földtani Közlöny 1962), c'est-à-dire que formellement le chattien —aquitanien = oligocène supérieur, puisqu'il existe un surplus de nom d'étage et même la pratique justifie le fait de plus en plus chez nous, la question se simplifie, car il s'agit désormais de déterminer, si la série dTpolytarnóc appartient à l'Oligocène supérieur ou au Burdi­galien (Miocène inférieur). La désignation «aquitanienne» ne peut jouer un rôle en tant qu'elle nous permettra de résoudre la question: le contenu des gisements est-il oligocène supérieur ou bien burdigalien? Dans l'espoir de fixer définitivement l'âge de ce gisement, nous avons entrepris la révision de la faune de (Csapásvölgy) et en 1965 nous avons fait une récolte sur le terrain pour obtenir une collection autant que possible complète de la faune marine. II. La révision de la faune et les résultats des récoltes récentes Vu que la faune de Csapásvölgy, déterminée par T. SZÁLAI, représente la faune clef de ce territoire et étant donné que la brèche fossilifère marneuse, imprégnée d'acide silicique est la plus riche en fossiles, nous en avons effectué la révision en premier lieu (A). Les récoltes nouvelles avaient lieu à Csapásvölgy, à Botosárok, à Fehérhegy et le long des affleurements dans la direction de Hójapuszta (B). D'ailleurs, les localités sont encore aujourd'hui bien représentées sur les coupes de A. KOCH (1903). A. La brèche fossilifère et la f amie de Csapásvölgy. La brèche fossilifère marneuse, très dure, de couleur vert-grisâtre est un grès à grains fins qui devait être imprégné de l'acide silicique sans doute par suite d'une

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