Csornay Boldizsár - Dobos Zsuzsa - Varga Ágota - Zakariás János szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 100. (Budapest, 2004)

NAGY, ISTVÁN: Une stele magique de la Collection Égyptienne

sur les "ivoires magiques", 58 était très populaire dès le Nouvel Empire. Son image apparaît sur des objets quotidiens (chaises, lits, appuis-tête, ustensils de toilette, céramiques, etc.) aussi bien que dans la décoration des temples. 59 Sa présence sur les cippes d'Horus, dès les XXI e-XXII e dynasties, 60 fut censée, pour le propriétaire ou le dédiant de la stèle, repousser les animaux dangereux. Les deux emblèmes divins qui encadrent la scène sur le recto de la stèle font partie intégrante de la composition. Quoique rarement, les légendes qui les accom­pagnent précisent leur rôle. "Horus sur sa tige de papyrus, dieu grand, maître du ciel! Fais la protection de ceux qui sont sur Veau, de ceux qui sont sur la terre et de ceux qui sont souffrants. Scelle pour moi [tous] les serpents [et scorpions] qui mordent avec leurs gueules et qui piquent avec leurs queues. [Repousse] pour moi tous les crocodiles dans l'eau et [tous] les lions dans (le désert)". 61 Le dieu Néfertoum est invoqué pour la même raison: "Néfertoum qui protège le Double-pays, dieu grand! Exerce une protection sur Osiris [sur] tous ses lieux. Exerce une protection sur tous ceux qui sont souffrants, sur ceux qui sont sur l'eau et qui sont sur la terre. Scelle, pour moi, tous les serpents qui mordent avec leurs gueules et (tous les scorpions) qui piquent avec leurs queues. Repousse pour moi les crocodiles dans Veau et les lions [dans le désert]. Horus le sauveur". 62 Les textes couvrant les surfaces des cippes font également allusion au mythe osirien. 63 Le "texte A" évoque la guérison d'Horus grâce à l'intervention du dieu Thot. 64 Le "texte B" commence par une invocation faite au dieu Soleil ("vieillard qui se rajeunit en sont temps") qui intervient pour repousser le monstre Nehaher incarnant les animaux malfaisants des eaux (crocodiles) qui menacent l'intégrité du corps d'Osiris ("sur l'eau"). 65 La deuxième partie fait mention du triomphe d'Horus ("qui est sur son trône") 66 des animaux dangereux, habitants des eaux. L'ensemble cohérent des images et des textes décorant ces cippes d'Horus, aux dimensions d'ailleurs très variées, 67 aurait dû suffire, à lui seul, à assurer pour leurs propriétaires la protection magique espérée. La vue des images aurait dû suffire à effrayer (Bès) les animaux nuisibles et à les rendre inoffensifs (Horus). La lecture et la récitation des formules auraient dû être un procédé efficace pour conjurer les s8 Altenmüller, op. cit. 1965 (n. 48), pp. 152-156; J. Romano, The Origine of the Bes-image, BES 2 (1980), pp. 39-56. 59 Cf. M. Malaise, Bès et les croyances solaires, in Stüdes in Egyptology presented to Miriam Lichtheim, éd. S. Israelit-Groll, II, Jerusalem 1990, pp. 684-690. 60 Sternberg-el Hotabi, op. cit. 1999 (n. 2), pp. 8 et 74. 61 Kákosy, op. cit. 1999 (n. 15), p. 40, pl. VII (- Florence n° 8708 - cippe d'Horus intégré à une statue guérisseuse), cf. encore p. 92, pl. XXVII (= Turin, Cat. n° 3031). 62 Ibid., cf. Le Caire CG 9401: "Néfertoum, le protecteur du Double-pays, (qui) scelle la bouche de tous les vers qui mordent sur la terre. Il exerce une protection sur Osiris dans tous ses lieux" (litt, "dans toute sa maison") - Daressy, op. cit. 1903 (n. 11), p. 2, pl. I. 63 Cf.lan. 17. 64 Stèle Metternich, lignes 101-125. 65 Stèle Metternich, lignes 38-48; Diodore, I. 22; Plutarque, Isis et Osiris, 13, 18. 66 Cf. la n. 40. 67 Allant de 4-5 cm à 83,5 cm de haut, cf. Ritner, op. cit. (n. 14); Sternberg-el Hotabi, op. cit. 1999 (n. 2), I, pp. 10-12 etc.

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