Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

PÓCS, DÁNIEL: Giovanni Battista Naldini: Les Trois Grâces avec Amour. Un maniériste florentin sur la trace de Botticelli, Raphaël, Borghini

l'Amour étayent l'hypothèse d'un autre point de vue. Lors de son interprétation de la Primavera, Dempsey attire l'attention sur le fait que la disposition des Grâces entre les deux divinités a des raisons non seulement compositionnelles mais servent également de trait d'union. Dans le calendrier romain, Vénus règne en avril et Mercure en mai. Dempsey démontre également que, malgré l'affaiblissement de cette signification après la réforme de César, plusieurs exemples de l'époque de la Renaissance témoignent de la survivance de Mercure parmi les divinités du printemps. Il est particulièrement intéressant de noter que l'une des représentations de ce type est consacrée aux fêtes de Fontainebleau, organisées en l'honneur de Catherine de Médicis. U Hiver d'Antoine Caron, faisant partie d'une série de trois œuvres personnifiant les saisons, montre Mercure en train d'annoncer la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps. 83 De telles références astrologiques, ou du moins allusions aux mois à l'aide de divinités antiques ou de leurs attributs constituent un phénomène suffisam­ment répandu pour que l'on puisse le négliger dans le cas d'un tableau où les attributs jouent un rôle encore plus important que de coutume. Une telle interprétation expliquerait pourquoi lors de l'élaboration du programme du panneau de Budapest - au cas où il y en a eu un - la version très rare se conformant à la description de Sénèque et utilisée également pour la Primavera fut reprise. L'entrée de 1589 eut lieu justement le dernier jour d'avril, et les festivités consécutives, dont les représentations des Intermezzi, se déroulaient au mois de mai pendant environ deux semaines. Un tableau réunissant les attributs des divinités dominantes de ces mois s'insère donc parfaitement dans l'iconographie de Yapparato. A notre avis, la peinture de Budapest annonce - à l'occasion du mariage du souverain ­l'approche d'un Printemps nouveau qui apportera la victoire de l'Harmonie. Et la forme, apte à l'exprimer fut trouvé par Naldini dans une imitation des œuvres de Raphaël. DÁNIEL PÓCS Traduit par Judit Chchadé compte dans sa description intitulée Feste neue Nozze Del Serenissimo Don Francesco Medici Gran Duca di Toscana Et délia Sereniss. sua Consorte la Sig. Bianca Cappella (Firenze, Guinti, 1579). Les Trois Grâces y apparaissaient également, v. pp. 27-28 (Vaghezze sopra Pratolino... - Vaghezza Prima -Cairo di Venere): Sovra le belle sponde /Delfamoso Mugnone, e lieti, efidi, e riposati nidi /Han le Grade..., pp. 40-42: dopo i Tritoni vennem le Grade, e dietro aile Grade tre Ninfe, quasi ombre délie Grade..., Venere dato all 'una délie tre Grade il suo dorato scettro le commisse, che con esso un cavernosa monte percotesse, che sotto il palco de 'Giudici era lavorato... On connaît également un exemple antérieur relatif aux noces de Lucrezia Borgia et d' Alfonso d'Esté célébrées en 1502 à Rome. Dans la lettre de Bernardo Prosperi à Alfonso d'Esté (le 1 er janvier 1502, Rome) on peut lire: li altri penoltini (carri) pur con simile ostensione; in li tri ultini Cesare a cavallo sopra uno e con Ii altri dui carri apresso, cioè e latere, con le grade, e dopo essi carri seguivano..., v. Cruciani, F, Teatro nel Rinascimento - Roma 1450-1550, Roma 1983, p. 292. 82 Dempsey, op. cit. 1971. p. 330. 83 Dempsey, op. cit. 1992, p. 40, n. 50; Scorsa, op. cit. p. 65; Mandel, C, Perseus and the Medici, Storia dell 'Arte 87 (1996) pp. 175—178; une nouvelle monographie sur l'apparato du mariage de 1589, sur l'entrée nuptiale et les intermezzi ne s'étend pas sur les ressemblances et les différences de celui-ci avec les triomphes précédents, ni les questions concernant les Trois Grâces : Saslow, J. M., Florentine Festival as Theatrum Mundi - The Medici Wedding of 1589, New Haven and London 1996, pp. 141-144, 190—191.

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