Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

PÓCS, DÁNIEL: Giovanni Battista Naldini: Les Trois Grâces avec Amour. Un maniériste florentin sur la trace de Botticelli, Raphaël, Borghini

22. Les Trois Grâces, gravure sur cuivre, reproduite dans l'ouvrage de Piero Valeriano: Hieroglyphica élément important de la composition. Ainsi la Grâce de droite porte-t-elle un « corselet » semblable à celui de sa sœur du milieu mais de couleur différente et sa robe est retenue par un ruban verdâtre attaché au cou, ce qui la distingue de la figure de gauche. Ce menu détail mérite d'être signalé, car il constitue l'un des nombreux procédés em­ployés par Naldini pour mettre en relief le caractère triadique des Grâces. Le modelé de leurs bras suit également un rythme ternaire, et elles sont reliées par un triple lien au niveau des genoux, de la taille et des épaules. A Florence, nous trouvons un exemple encore mieux connu que les sources écrites antiques pour les Grâces représentées en robe transparente et aux bras pareillement articulés. Il s'agit du Printemps de Botticelli, l'une des représentations picturales les plus célèbres des Trois Grâces, qui ne pouvait sûrement pas échapper à l'attention d'un peintre travaillant pour les Médicis. Même Vasari, le maître de Naldini, juge important de noter dans son Vite en parlant du Printemps : « Venere, che le Grazie la fioriscono, dinotando la primavera. » 42 Durant le siècle qui sépare les œuvres de Botticelli et de 42 Vasari, op.cit. (n. 20) 3, p. 312; Les informations de Vasari sur Botticelli proviennent en grande partie du manuscrit « Anonimo Magliabecchiano » dont l'auteur vient d'être identifié justement à Vincenzo Borghini, v. Stapleford, R., Vasari and Botticelli, Mitteilungen des Kunsthistorischen Institutes in Florenz 39 (1995) pp. 397-408.

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