Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)

SZENTKIRÁLYI, MIKLÓS: Die Konservierung und Restaurierung des Krafft-Gemäldes

performance, complétée par un appareil de microsablage, différents outils à main permettant d'effectuer des travaux fins et à caractère d'orfèvrerie, plus quelques ma­chines simples. Parallèlement à l'inauguration de l'atelier, le ministre de la Culture et de l'Educa­tion a créé un poste pour les spécialistes appelés à y travailler. Les plans de l'atelier correspondent exactement à la mission dévolue aux restau­rateurs. L'unité bien articulée et judicieusement répartie des trois composantes (ar­chives, diagnostic et atelier) reflète la conception selon laquelle l'intervention (com­prise dans le sens traditionnel du terme et mise en application dans la pratique géné­rale du museé) doit s'accompagner du diagnostic continu et systématique des objets et de la documentation précise des travaux accomplis. De la sorte, le destin d'un objet d'art à restaurer ne dépend plus uniquement de l'habileté de tel ou tel spécia­liste, mais aussi de la prévention par laquelle on empêche sa dégradation. La prati­que scientifique d'aujourd'hui a, par ailleurs, déjà démontré l'efficacité de la mé­thode consistant à combiner les procédés archéologiques traditionnels avec l'obser­vation minutieuse des objets à restaurer. Il est donc juste de dire que „la restauration est la continuation des fouilles par d'autres moyens." Et que „les restaurateurs sont des microfouilleurs". Cet atelier sert uniquement à la restauration d'objets métalliques. Par le passé, chaque collection du Musée des Beaux-Arts avait son propre restaurateur chargé de traiter tous les objets qui y étaient conservés. En prenant l'exemple du Département des Antiquités, celui-ci devait en principe être capable de traiter une statue de mar­bre, un vase peint, une statuette de bronze ou d'argile, un verre ou un tissu. Or, il est admis depuis longtemps que la spécialisation accélérée de la discipline et son corol­laire, la diversification toujours plus poussée des connaissances techniques, des équi­pements nécessaires et des méthodes employées a fini par rendre anachronique cette pratique. Néanmoins il est tout aussi patent que la surveillance d'une collection de plusieurs milliers de pièces exige la présence de quelqu'un en contact permanent et direct avec les objets, des spécialistes qui les connaissent suffisamment bien et de­puis suffissament longtemps pour reconnaître aussitôt l'altération de leur état et la nécessité d'intervenir dans le but de les sauver. Forts de cette conviction les conser­vateurs du musée ont prévu une des solutions possibles, la formation des spécialistes chargés de protéger non pas tous les objets d'une collection donnée mais certaines catégories d'objets dans toutes les collections. Etant donné qu'à l'heure actuelle, ce sont les objets archéologiques en métal qui sont exposés aux plus de risques, il pa­raissait logique de concentrer les efforts sur la création d'un atelier protégeant cette catégorie d'objets. Il est peut-être instructif d'évoquer quelques épisodes de l'histoire ayant abouti à la création de l'atelier en question. Celui-ci doit en grande partie sa naissance à la générosité du gouvernement suisse et, en plus, au soutien d'une organisation gene­voise, l'Association Hellas et Roma. L'idée en a été soulevée il y a cinq ans lors d'une conversation amicale entre János György Szilágyi, directeur du Département des Antiquités, et David Cottier-Angeli, restaurateur de Genève. Nous ne devons donc guère expliquer pourquoi le Département des Antiquités est concerné; l'expert suisse n'en fut pas moins intéressé par les problèmes de la conservation des objets en métal en Hongrie: en tant que restaurateur bénévole d'un buste en bronze de Marc-

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