Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 87. (Budapest, 1997)
PAPP, KATALIN: Edouard von Engert: Le Couronnement de François-Joseph Ier a Buda en 1867
34. Edouard von Engerth : Le couronnement de François-Joseph I e ' à Buda en 1867, à son emplacement initial au Palais de Buda. Photo d'archives. Musée d'Histoire de Budapest l'édifice, au Musée National 6 puis, dans des circonstances non encore élucidées, on les transféra au Musée des Beaux-Arts. Le couronnement, accord final du Compromis austo-hongrois, l'événement politique le plus réussi du règne de François-Joseph I er en Hongrie, était un des grands sujets d'actualité de l'époque. Après la première décennie - d'une amertume partagée - suivant son accession au trône à l'issue de la guerre d'indépendance de 1848-1849 écrasée dans le sang, François-Joseph chercha dès 1865 à s'entendre avec les Hongrois. Le Compromis de 1867 est pourtant essentiellement « l'œuvre » collective de la reine Elisabeth et du comte Gyula Andrassy. 7 La noblesse hongroise tint fermement à ce que François-Joseph fût couronné roi de Hongrie pour l'obliger ainsi à garantir également le respect de la Constitution hongroise ancestrale, conformément aux critères d'un tel sacre. Le couronnement des rois de Hongrie fut de tout temps un événement constitutionnel de portée considérable. La cérémonie eut lieu au siège de l'Assemblée nationale selon une tradition séculaire bien établie. 8 Pour la première fois dans l'histoire hongroise, l'épouse du roi, la reine Elisabeth, reçut la couronne en même temps que son auguste conjoint. Auparavant, le couronnement des reines suivit de quelques jours 6 Musée National Hongrois, Liste de remise, en date du 29 avril 1947 : « Le cabinet du Premier ministre, Gestion des objets appartenant à l'État, remet pour conservation au Musée National Hongrois les biens mobiliers énumérés ci-bas, propriété du Château-Palais de Buda » ; Sous le numéro III/19-20, avec l'indication des dimensions, et avec la remarque suivante : « Tableaux figurant sous les articles 19 et 20 sans châssis, enroulés autour d'un cylindre ». 7 Le comte Andrassy, cet aristocrate libéral, fut lui-même issu de la génération de 1848. A son retour d'exil en 1857, il jouit de la pleine confiance des libéraux hongrois, de l'empereur François-Joseph et encore plus de l'impératrice Elisabeth. x Bartoniek, E., A magyar királykoronázások története (L'histoire des couronnements des rois de Hongrie), Budapest s.d. (1941).