Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)
GÁBOR, ESZTER: Monuments du Millénaire pour le passé et pour l'avenir: Albert Schickedanz 1846-1915
succès de quelques petites maisons et d'un pavillon d'exposition se rattachent à son nom, en sa qualité d'architecte il se limita en somme à la participation aux concours de projets. Tout en connaissant la diversité artistique des maîtres de l'historicisme, nous avons quand-même été surpris de découvrir que les projets pour les parties architecturales du pont routier sur la Tisza à Szeged, œuvre de Schickedanz détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, furent entrepris presque simultanément à l'ornement peint sur le diplôme de citoyen d'honneur décerné à l'évêque et historien d'art Arnold Ipolyi. Son activité d'architecte ne s'est intensifiée qu'après le milieu des années 1894, grâce à sa participation à des constructions pour célébrer le millénaire de la conquête magyare en 1896, et due à la présence à ses côtés d'un jeune architecte viennois, PhilipeFranz Herzog, assumant les tâches d'organisation. C'est pendant cette période que virent le jour ses œuvres principales, les édifices de la place des Héros, ainsi qu'un certain nombre d'immeubles d'habitation et de monuments funéraires. Son nom figura à nouveau à des concours d'architecture. A l'hiver de 1990-91, il est devenu clair que les recherches menées pour bien montrer toute la diversité de l'activité de Schickedanz nécessitaient la création d'équipes spécialisées dans chaque domaine particulier. Ainsi les dessins de meubles ont-ils été confiés à Mária Sternegg-Zlinszky, les projets de ponts à Ferenc Vadas, les tableaux à Orsolya Hessky. L'étude des décorations d'albums d'honneur, de diplômes et de menus objets de fantaisie entreprise par Donka (Szilvia) Maros a été interrompue à cause de l'état de santé aggravé de notre collègue. Pour d'autres raisons différentes, nous avons dû également renoncer à l'analyse des monuments funéraires, des projets de concours de Schickedanz ainsi qu'à celle de ses relations avec l'Académie Hongroise des Sciences. Au fur et à mesure que les grandes lignes de l'œuvre se sont dessinées, elles ont laissé voir que les informations puisées dans des sources écrites ne correspondaient qu'à une partie des objets d'art retrouvés. L'identification de nombreux dessins surgis et la localisation de beaucoup de travaux attestés posaient des problèmes. C'est ainsi que nous sommes passés à la phase suivante des recherches, phase plus lente mais d'autant plus intéressante. Parmi les manuscrits de la Bibliothèque de l'Académie Hongroise des Sciences, plus exactement aux Anciennes Archives Académiques, nous avons retrouvé les lettres par lesquelles la direction de l'Académie commanda en 1884 à Schickedanz une bibliothèque pour y présenter ses propres publications. 3 Ces lettres contenaient suffisamment de renseignements pour permettre l'identification du meuble en question. Ainsi, quand lors d'une conversation, Júlia Szabó, conservatrice des Collections d'art de l'Académie, a fait mention d'un meuble abîmé qu'elle avait découvert peu avant 3 Département des Manuscrits de l'Académie Hongroise des Sciences RAL 260/1884. «A Monsieur le professeur Schickedanz» «Au nom de l'Académie Hongroise des Sciences, désireuse d'exposer ses propres publications dans une bibliothèque décorative à l'Exposition nationale de 1885, je Vous prie de bien vouloir soumettre les projets et le budget d'une telle bibliothèque avec tablette. Je Vous signale qu'il serait souhaitable de prendre pour modèle la plus ancienne bibliothèque hongroise connue (celle de Bártfa). La longueur du meuble et de la tablette devrait être de deux mètres. « Ibid. 66/1885 «...la bibliothèque devra porter l'inscription : L'Académie Hongroise des Sciences 1830-1885».