Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)
RAPPORT SUR LA RESTAURATION DES SCULPTURES EN MARBRE DE LA COLLECTION DES ANTIQUITÉS GRÉCO-ROMAINES - NAGY, ÁRPÁD MIKLÓS: Travaux effectués et principaux résultats
groupe 14 ne représentent pas, à leur avis, Isis. Pour ce qui est du torse de Budapest, selon Bruneau, on devrait voir les fragments de la voile à la hauteur du pied gauche. 15 Le pied gauche de la statue étant de l'époque récente, la question se pose de nouveau. Selon l'analyse géochimique, les deux fragments sans aucun point de contact de la statue exécutée d'après la Léda de Timothée (n° d'inv. : 4730 ; Hekler n° 133) ont été sculptés dans un marbre de même origine. Les deux parties de la statue d'iconographie rarissime, (le schéma de Léda tenant le cygne dans ses bras 16 a été transformé en figure de fontaine tenant un vase) sont originales. La statue n'est pas un pasticcio moderne, mais donc bien une création antique. 17 La tête et le buste d'une pièce (dite Crispine) provenant de la collection Jankovich (n° d'inv. : 8427 ; Hekler n° 169) sont, à en croire l'analyse géochimique des isotopes, sculptés dans un marbre de la même origine. Cet argument parait être définitif pour prouver la connexion originale (parfois remise en question) des deux fragments. 18 Le relief dit d'Actium (n° d'inv. : 4817 ; Hekler n° 107) 19 et le fragment d'un autre relief représentant une femme avec une corne d'abondance, supposé provenir du même endroit, Avellino (n° d'inv. : 4818 ; Hekler n° 108) sont faits de deux marbres différents; il ne s'agit donc pas des fragments d'un même monument. L'intérêt de ce résultat sera renforcé par la mise au point monographique de l'ensemble des fragments. Récemment, Th. Schäfer a réussi à identifier une partie considérable des bas-reliefs qui ornaient, avec le reliefd A ci tum, le même monument architectural. Ces analyses géochimiques ont ouvert, sans aucun doute, des voies nouvelles dans le domaine de l'étude des sculptures de la Collection. Seule la poursuite dans l'avenir de cette collaboration entre restaurateurs, archéologues et géochimistes pourra élargir le champ de nos connaissances, compte tenu des limites inhérentes à cette étude. ÁRPÁD M. NAGY 14 Leur nombre s'est augmenté récemment d'un nouvel exemplaire trouvé à Puteoli : Zevi, F. (réd.) Puteoli, Napoli 1993, pl. 220 (non vidi, cité par Arslan (réd.), op. cit. - note 13 -, p. 323, n. 5. 11 vaut la peine de rappeler que le torse de Budapest provenait de la même région avant d'entrer dans la collection de Hartwig puis d'Arndt (Hekler, op. cit., p. 63 : «Vormals in einer Villa in Posilippo bei Neapel»). 15 Bruneau, op. cit. - v. n.l 1 (1974) -, p. 365 (mentionné une fois comme pied droit). 16 Kahil, L. et alii, LIMC VI (1992) pp. 238-9, n u 73, s.v. Leda. 17 On ne connaît qu'une seule statue de schéma identique à celle de Budapest (ex Marbury Hall) : Rieche, A. Die Kopien der «Leda des Timotheus» (Antike Plastik XVII), Berlin 1978, p. 30, n° 28 ; pp. 4243. 18 Selon Hekler {op. cit., p. 162, n° 169) la tête n'appartient pas au buste. D'autres (notamment Wollanka, J. in Arndt, P. - Lippold, G., Photographische Einzel aufnahmen antiker Sculpturen, München 1929, pp. 45-46, n os 3188-3189. et Wegner, M., Boreas 3, 1980, p. 67) considéraient la pièce comme intègre. Le buste relève d'un type de l'époque d'Antonin (cf. Fittschen, K. -Zanker, P., Katalog der römischen Porträts III, Mainz 1983, p. 51, n° 64 avec littérature) et correspond à la tête provenant, avec certitude, de la même époque. 19 En dernier lieu Förtsch, R., RM 103 (1996) p. 71 avec littérature.