Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 80-81. (Budapest, 1994)

Le Musée des Beaux-Arts en 1993

La rétrospective Alfred Manessier, l'un des classiques de la peinture française contemporaine, vient de s'achever au début de cette année au Grand Palais à Paris. Un ensemble de 70 oeuvres picturales et gra­phiques de cette exposition grandiose ont également été présentées au public hongro­is dans l'organisation du Centre National des Arts Plastiques avec le concours du Ministère français de la Culture et de l'Ins­titut Français à Budapest (du 6 mai au 18 juillet sous la direction de Ferenc Tóth) . Les œuvres prêtées par des musées et des collections privées donnent une idée géné­rale sur l'ensemble de sa carrière des débuts surréalistes (1935-1942) à l'Otage , réalisé en 1987. Manessier était né en 1911 à Saint­Ouen en Picardie. Ayant d'abord fait des études d'architecture, il ne se tourna défi­nitivement vers la peinture qu'en 1938. Sa première exposition en compagnie de peintres d'avant-garde eut lieu pendant la guerre. En 1951, une galerie bruxelloise organisa pour lui une série d'expositions internationales. Depuis lors ses créations entrèrent dans de nombreuses collections à travers le monde et lui valurent les prix de peinture les plus prestigieux. Son activité embrassa plusieurs domaines, en particulier la peinture de vitraux, mais il dessina également des illustrations de livres ainsi que des costumes et des décors. Parmi les matériaux il a une prédilection pour le textile et l'émail. Sa méthode de création porte la marque décisive d'une extrême sensibilité à la lumière qui transfigure les corps et la réalité. En spirituálisam ses expériences visuelles, il a bâti un univers plastique avec d'éléments colorés. Nous pouvons voir en Manessier un paysagiste qui élabore ses images abstraites à partir d'une inspiration concrète. Il est aussi le dernier peintre religieux de notre siècle à qui sa foi dicte de s'engager dans l'Histoire contemporaine. Ses tableaux de la Nouvelle Passion - tels l'Hommage à Martin Luther King et Vietnam, Vietnam - traduisent en gestes et en couleurs vives les luttes humanitaires. La première pièce de la série, Requiem pour novembre 1956, nous touche tout particuliè­rement, puisqu'elle parle de nous. Le maître, encore présent à l'inauguration de l'exposi­tion, devait décéder peu après. L'exposition organisée sous le titre Nouvelles acquisitions du Cabinet des Dessins et Estampes (du 28 mai au 29 août) est l'objet d'un compte rendu rédigé par Judit Geskó et publié dans ce même numéro. A partir de la mi-juin, au Hall de Marbre, l'on pouvait admirer un ensemble de Peintures italiennes du XVIP siècle présentées par Agnes Szigethi. L'exposition compre­nait des oeuvres revenues de Milan (voir plus bas) et conservées par ailleurs aux réserves. 91. Etienne Hajdu: Victoria. Budapest, Musée des Beaux-Arts

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