Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 80-81. (Budapest, 1994)

Le Musée des Beaux-Arts en 1993

également mieux. La majeure partie des toiles sont représentatives de la peinture française, du style biedermeier, version autrichienne, et de l'école de Munich, mais l'impact heureux de la volonté manifeste à la fin du siècle dernier de faire des acquisitions un peu partout en Europe, de la Scandinavie à l'Espagne, est aussi perceptible. La collection de sculptures, quoique plus modeste, peut néanmoins s'enorgueillir de cinq Rodins achetés à l'artiste lui-même et d'un nombre beaucoup plus élevé de Meuniers. Les visiteurs ont de même la possibilité de se familiariser avec quelques pièces autrichiennes d'une collection de médailles quasiment inconnue d'eux. Dans les deux premières salles se trouve le meilleur de la collection française bien connue. Commencer par les maîtres français peut avoir plusieurs motifs: leur rôle eminent ne laisse pas de doute, nous possédons d'eux un certain nombre de chefs-d'œuvre et de raretés. Ce sont les seules salles à même d'offrir un cadre intime approprié, que les organisateurs ont tenté de créer par des cloisoins et des statues installées au centre des espaces. Le Hall Pergame, ayant reçu son nom d'une réplique y dressée autrefois de l'autel grec de Pergame, est dédié aux artistes autrichiens et allemands. A côté des oeuvres déjà exposées de Waldmüller, d'Amerling et de Gauermann, s'y trouvent accrochés d'autres tableaux dus également à des artistes viennois de premier rang, tels que Ender, Danhauser, Pettenkofen, etc. Au mur maître on peut voir les pièces représentatives de la peinture d'histoire, considérée comme le roi des genres par les critiques de l'époque, dont même les dimensions s'accordent avec celles du Hall: le tableau de couronnement néo-classique de J.P.Krafft, l'immense toile de K.von Piloty intitulée Néron sur les ruines de Rome (in BullMusHongrBA 79 ( 1993)) et la scène représentant saint Martin qui illustrent l'évolution du genre à travers trois exemples à thèmes différents. Le réaménagement des locaux a surtout profité à la peinture allemande. Auparavant, faute d'espace, les visiteurs ont été privés de la vue d'œuvres aussi remarquables que le beau Sermon sur la Montagne de F.v.Uhde, le ravissant Villa d'Esté d'O. Achenbach et l'excellent Arc de Titus à Rome de Lenbach. La réalisatrice de l'exposition n'a pas fait placer de cloisons dans les salles s'ouvrant du Hall de Pergame pour pouvoir mettre en valeur l'architecture grandiose et faire apparaître clairement les rapports et l'articulation internes des trois espaces de dimensions différentes. La salle plus étroite et plus basse conduisant vers le Hall ionique réunit les paysages datant de la période qui s'étend du romantisme tardif au naturalisme fin de siècle. S'agissant du genre le plus affectionné de ce temps, au nombre des maîtres figurent des Allemands, des Français, des Norvégiens et les représentants d'autres nations. En raison des fenêtres, les principales statues de Meunier que possède le Musée occupent l'espace devant le mur, inadapté à l'accrochage de tableaux. Le Hall scandé de colonnade ionique, où s'achève l'exposition, s'harmonise mer­veilleusement bien avec les œuvres créées à la fin du siècle dernier et au tournant du XX e , et sélectionnées indépendamment de leur appartenance nationale (fig. 93). Elles sont majoritairement des sculptures en raison précisément des données architecturales de la salle. A l'écart des bronzes de petites dimensions disposés dans l'espace s'alignent, plus proches du mur, les bustes sculptés plus volumineux de Minne, Van der Stappen et Mestrovic, ainsi que le marbre à plusieurs figures, haut de 2 mètres d'E.Rombaux. A l'exception de quatre tableaux, les autres sont présentés pour la première fois depuis de longues années. Leur omission antérieure ne s'explique pas uniquement par le manque

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