Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 80-81. (Budapest, 1994)

Le Musée des Beaux-Arts en 1993

Paul) d'un retable du XVP siècle composé de plusieurs parties, nous avons ajouté un troisième (sainte Catherine) acheté aux enchères. D'après Éva Nyerges, ce retable dérive­rait du cercle d'Andréa Sabatini dont l'activité se rattache à l'Italie du Sud. Deux créations dues l'une à Willem Key, l'autre à Jacob de Backer, ainsi qu'une scène du Calvaire avec vue imaginaire sur Jérusalem s'insèrent dans la collection d'œuvres hollandaises. Trois statues furent offertes par leurs créateurs au Département d'Art Moderne, parmi elles nous faisons mention de la Victoria exécutée en 1955 par Etienne Hajdu (fig.91). Le tableau du peintre contemporain Frank Badur est un don de la Galerie Schlégl de Zurich, tandis que la Scène de Marché de JG. Raffalt rehausse le prestige de notre collection biedermeier. Comme l'achat de tableaux et de statues par des maîtres classiques du XX e siècle est quasiment impossible pour notre musée, l'une des principales ambitions du Cabinet des Dessins et Estampes consiste à assurer la présence de ces maîtres par des feuilles davantage à sa portée. C'est ainsi qu'ont pu être acquis deux gouaches signées respectivement de Theo van Doesburg et de Sonja Delaunay, deux crayons de János Mattis-Teutsch et une composition réalisée à la pointe sèche de Joan Miro. Le professeur Werner Hofmann a aussi fait don au musée de vingt dessins et œuvres graphiques d'auteurs contemporains alle­mands et autrichiens (fig. 92). Travaux de restauration La restauration complète des 64 œuvres de la Galerie des Maîtres Anciens était, à quelques exceptions près, entreprise pour trois expositions à organiser à l'étranger au cours de 1994 et de 1995 et avec les deux expositions consacrées en 1993 à l'art baroque en Europe centrale (à Budapest: Voies et rencontres, et à Székesfehérvár: Métamorphoses du genre). Certains tableaux ainsi restaurés sont parmi les pièces les plus célèbres du musée, ou bien leurs hautes qualités artistiques ont justement été mises en évidence à l'issue de la restauration. Dans cette catégorie se rangent notamment la Résurrection d'Alvaro Pirez d'Evora (Erzsébet Béres), la Nativité de Crispin van den Broeck (Ilona Csik), la Conversion de Saül de Denys Calvaert (Éva Derdák), le Christ et la femme adultère de Polidoro da Lanciano (András Fáy), les Trois fléaux de Dieu de Cranach l'Ancien, l'Annonciation de Bernardo Strozzi (Margit Forgó), Judith avec la tête d'Holopherne de Johann Liss (Zsuzsa Kovács), le Portrait de Jacopo Foscarini de G.B.Moroni, la Flagellation du Christ de Nicola Grassi (Tünde Réti), L'Ange au sceptre de Lorenzo Lotto, l'Allégorie de Venise de Paolo Veronese (Miklós Szentkirályi), le Saint André d'El Greco, le Paysage forestier de Jacob van Ruisdael (Anna Tarbay), Héraclès chassant le Faune du lit d'Omphale de Jacopo Tintoretto, Bethsabée au bain de Sebastiano Ricci (Maria Velekei), Danaé d'Antonio Bellucci (Ágota Bittsánszky, Ildikó Jeszeniczky, Edit Perjés). Parmi les restaurations achevées pour la collection des sculptures anciennes, une mention à part revient à l'œuvre d'un maître franc du XVI e siècle représentant la Mort de la Vierge restituée par Ilona Csik. L'on doit à Géza Hatalay la restauration de quatre terres cuites - deux de Hagenauer, une de Sattler et la quatrième de Fischer von Erlach, et à Sándor Budai celle d'une Tête de femme dérivée du cercle de Multscher et d'une statue de saint Michel réalisée au XV e siècle dans la région du Haut-Rhin. La remise en état du Portrait de la comtesse de Nákó brossé par Amerling a été confiée à Ildikó Jeszeniczky par le

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