Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 79. (Budapest, 1993)

Le Musée des Beaux-Arts en 1992

été mis sur les œuvres connues déjà des expositions précédentes. En effet, aucune sélection ne peut se passer de créations de Claude Viallat, de Gérard Titus-Carmel, d'Alberto Burri, de Rune Mields et de Magdalena Abakanowicz. Il va de soi que les œuvres d'Europe de l'Est ont dominé ; le Musée a eu toutes les chances d'en acquérir de façon continue. Outre Abakanowicz, les œuvres de trois autres artistes polonais ont été exposées — notamment celles de Wladimir Hasior, pour ne mentionner que la personnalité la plus connue —, de même les créations du Tchèque Ivan Ouhel, de la Roumaine Mircea Spataru et de la Géorgienne Mamuka Djaparidze y étaient présentes. Trois des cinq statues croates offertes pour le Musée des Beaux Arts de Bu­dapest par le Musée d'Art Contemporain de Zagreb ont aussi été incluses. C'était également pour la première fois que certaines pièces du don Bryan-Montgomery — don de grande envergure fait récemment au Musée — ont été présentées au visi­teur ; elles font désormais partie des fonds du Musée. Il s'agit d'œuvres importantes — même du point de vue de leurs dimensions — d'artistes de rang international, tels Ian McKeever ou Keith Milow. En 1992, le Musée des Beaux-Arts a prêté une collection très importante, intitulée Paysages européens de Raphael à Picasso, à l'entreprise japonaise White Public Relations : 70 tableaux de la Galerie des Maîtres Anciens, 20 du Département d'Art Moderne et 11 peintures de la Galerie Nationale Hongroise ont été exposés à partir du 19 novembre, d'abord à Tokyo, puis jusqu'au 27 juin dans quatre grandes villes du Japon (Kurume, Nara, Yamagata, Yokohama). Le travail préparatoire de l'expo­sition a été exécuté, sous la direction du directeur général Miklós Mojzer, par Ildikó Ember (Galerie des Maîtres Anciens) et par Mme Cifka (Département d'Art Mo­derne). Parmi les premiers paysagistes qui ont travaillé aux Pays-Bas, ce sont ceux des écoles d'Anvers, de Haarlem, d'Utrecht et d'Amsterdam qui sont le mieux repré­sentées au Musée des Beaux-Arts de Budapest ; aussi jouent-elles un rôle prépondé­rant à l'exposition au Japon. Parmi les maîtres les plus importants, il faut souligner Jan Bruegel l'Ancien, Jan Wildens, Jan van Goyen et Jacob van Ruysdael, mais leur influence peut être reconnue dans les nombreuses œuvres de leurs disciples et adeptes. L'autre point de gravité de l'exposition a été constitué par la peinture de paysages française du XIX e siècle ; c'était l'époque par excellence où le genre en question a joué un rôle accru dans l'histoire de l'art. Lorsqu'on étudie le développement de la peinture de paysages européenne d'une perspective plus lointaine, les traits analogues liant les écoles nationales l'une à l'autre se dessinent plus nettement. Pour illustrer cette affinité dans le cadre de l'exposition étudiée, les œuvres des maniéristes du Nord — Valckenborch, Fiammingo, Spranger, etc. —créées en Italie sont aussi dignes d'être mentionnées que les peintures des paysa­gistes hollandais « italianisants » exécutées soit en Hollande (Mommers, Romeyn, Weenix, etc.), soit sur les territoires allemands (Roos, Baur, Ossenbeck) ou encore les tendances réalistes et de plein air des artistes du XIX e siècle partout en Europe (Courbet, Daubigny, Corot, Gauermann, etc.). L'ensemble de paysages dits « idéaux » — avec l'un des plus beaux tableaux de Claude Lorrain mis au centre — est d'une importance toute particulière. L'œuvre exposée est entourée par les peintures de ses successeurs immédiats (Dughet, Bloemen) et par celles des maîtres des XVlII c-XIX e siècles qui ont assuré la survivance de ce style (Wootton, Hackert, etc.). Les œuvres

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