Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)

GONDA, ZSUZSA: A propos de la page 15 de la Bible Illustrée de Julius Schnorr von Carolsfeld

et des reliefs antiques. 33 Les jeunes hommes nus de la Sixtine se retrouvent dans les œuvres de plusieurs peintres qui les ont copiés et réutilisés. Le motif de Yignudo dont il est question ici apparaît par ex. sur la fresque du plafond du Palazzo Farnese et dans une composition de Saint Jean Baptiste par Annibale Carrache. 3 * Schnorr à son tour considérait les Loges de Raphaël au Vatican et la chapelle Sixtine comme ses modèles. Aux prises avec les compositions de sa Bible Illustrée, il alla chercher de l'inspiration auprès des grands maîtres du passé. Voilà ce qu'il écrit à propos de la Genèse : « Ich würde gern die unnachahmlichen Kompositionen des Michael Angelo und Raphael in aller Demut kopieren und als Anfang meines Cyklus geben, wenn mir's nicht als Unbescheidenheit erschiene, auch nur in Gesellschaft dieser Männer wenn auch als Untenansitzender, mich zu zeigen. » 35 Bien qu'aucun des prédécesseurs n'ait représenté le passage en question de la Genèse, Schnorr emprunta un motif à Michel-Ange. Aussi nous semble-t-il nécessaire d'étudier aussi le contenu, la signification des ignudo ; Charles de Tolnay voit en eux des êtres spirituels formant une transition entre la divinité et les hommes. 30 Pour E. Wind les jeunes hommes nus de Michel-Ange étaient des anges, puisque les anges apparaissant sous la forme de beaux et vigoureux jeunes hommes aptères correspondaient à la conception de l'Ancien Testament. 37 Quand au sexe des anges, la Bible se contente d'y renvoyer une seule fois et précisément à propos des filles des hommes — nous rappelle Rudolf Kuhn dans le sillage de Wind. 38 L'ange représenté conformément à l'idéal de beauté antiquisant constitue un type iconographique caractéristique de la Renaissance. En faisant entrer Yignudo de Michel-Ange dans sa composition Schnorr a du même coup défini le caractère des deux autres jeunes hommes. Vu le sujet du dessin on ne peut pas laisser hors de compte l'association avec les anges même si l'on sait que dans la représentation d'autres scènes bibliques (par ex. Abraham avec les trois anges), Schnorr a doté les anges d'immenses ailes. Malgré le sujet insolite Schnorr vint facilement à bout des difficultés. Rien ne prouve mieux la fécondité de son imagination que le fait que la formule qu'il a retenue pour cette feuille ne rappelle en rien les sujets apparentés de sa Bible, telle que par exemple la scène sur la page 83 où la tribu de Benjamin se procure des femmes à la fête de la ville de Silo (Juges 21 v. 23) (fig. 51). Cette dernière présente au moyen de mouvement dramatiques et de gestes brusques l'action arrivée à son paroxysme, le rapt des femmes, alors que la page 15 met en scène les moments de l'attente. Originellement l'artiste avait estimé qu'une feuille allait expliquer l'autre et que 33 Hekler, A., Michelangelo und die Antike, Wiener Jahrbuch für Kunstgeschichte 1 (1930) pp. 213-214, pl. III, fig. 3 ; Tolnay, Ch., Michelangelo II, The Sistine Ceiling, Princeton 1949, pp. 63-66 et figs. 357-358. 31 ibid., p. 66 ; Posner, D., A. Carracci II, London 1971. p. 59, cat. 133. 35 Schnorr, Briefe, op. cit. p. 294. 3G Tolnay, Ch., Michelangelo. Mű és világkép (Michel-Ange. L'œuvre et la vision du monde), Budapest 1974 2 , p. 40. 37 Wind, E., Michelangelo's Prophets and Sibyls, Proceedings of the British Academy 51 (1960) pp. 57-61. 38 Kuhn, R., Michelangelo. Die sixtinische Decke. Beiträge über ihre Quellen und zu ihrer Auslegung, Berlin-New York 1975, pp. 52-58. Kuhn essaie de définir la classe des anges et iden­tifie les nus avec les chérubins.

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