Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
SZMODIS-ESZLÁRY, ÉVA: Le groupe représentant la Lamentation provenant de l'atelier de Lienhart Astl
montrant la Lamentation du Christ, où l'action de la Descente de croix n'est rappelé que par l'arbre de la croix se trouvant au fond. Le relief est plus plat que le groupe de Budapest, parce qu'il fut placé sur l'un des volets de l'autel (figs. 33 et 34). La figure du Christ gisant, la façon dont Nicodème le soutient et se penche sur lui, la figure de la Vierge agenouillée, ainsi que le geste par lequel elle porte le bout de son châle aux yeux 11 révèlent chez le maître la connaissance des prototypes et des cahiers de modèles. La physionomie de Joseph d'Arimathie indique une affinité aussi. Sur le relief de Gröbming 12 il tient des tenailles à la main. Les caractéristiques de la figure à côté de lui sont analogues à celles de la figure de droite de Budapest. Peut-être ne représente-t-elle pas un donateur, mais une figure de genre enrichissant le groupe. Dans l'atelier d'Asti 13 les figures pareilles sont caractérisées par des mains larges et maladroites et par un certain aspect de « nain ». Dans le cas de l'autel de Gröbming Vancsa-Tironiek suppose le concours du maître dans l'élaboration de la conception complète de l'œuvre. Celle-ci fut faite en même temps que l'autel de Hallstatt, entre 1515 et 1520, à l'époque de la floraison de l'atelier. 14 Le groupe de Budapest provient également de cette époque. L'œuvre témoigne de la connaissance de chacun des deux autels mentionnés. 33. Atelier de Lienhart Asti : La Lamentation du Christ. Gröbming, Église paroissiale. l'Autel des Apôtres 11 II y a un relief daté du début du XVL siècle exposé du Musée des Beaux-Arts de Vienne (Kunsthistorisches Museum) provenant d'une région sud-allemande qui représente La lamentation du Christ. Cette œuvre suit également un modèle similaire (PS 41). 12 Le rôle joué par Joseph d'Arimathie dans la Descente de la Croix est accentué par les quatre évangiles. (Saint Marc 15:46, saint Luc 23:53, saint Jean 19:38, saint Matthieu 27:59). Ce n'est que dans l'évangile de saint Jean qu'il est question du rôle de Nicodème (19:39) mentionnant qu'il apporta de l'onction pour le corps du Christ. Par conséquent la figure représentée avec des tenailles dans la main ne peut être que Joseph d'Arimathie. D'après les études iconographiques l'aîné des deux personnes représentées à côté du corps du Christ est Joseph d'Arimathie, Nicodème est plus jeune. Quant à Nicodème on mentionne que c'est lui qui tient l'épaule du Christ ou le linceul dans la composition de la Mise au Tombeau (LCI VIII, p. 44). 13 Sauser, E., Meister Asti aus Persönlichkeit und als Kunsthistorisches Problem. Oberösterreich 30 (1980), p. 40. 14 Tironiek, op. cit. p. 60.