Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
ZENTAI, LORÁND: «Le Massacre des Innocents». Remarques sur les compositions de Raphaël et de Raimondi
tout assurée par la cohérence de sa structure interne, mais elle n'a que des rapports assez lâches avec les points qu'il est possible de fixer. Les dessins ainsi publiés peuvent pour la plupart être rattachés (sous toute réserve) à la première période de Raimondi, datant d'avant son travail à Rome, et de ce fait, c'est uniquement en accroissant encore le nombre des facteurs d'incertitude que l'on peut en tirer des conclusions valant pour la période romaine elle-même. Il n'empêche qu'il faut sans doute, dans cette situation, tenir aussi compte des indications les plus infimes. Certaines particularités du dessin de Budapest qui peuvent à juste titre être considérées comme médiocres si l'on part des critères de l'art de Raphaël peuvent s'expliquer si l'on y voit la manière graphique de Raimondi, qui procédait du milieu artistique bolonais. En effet, la plasticité relativement réduite obtenue par des hachures désordonnées et enchevêtrées à l'intérieur de contours très marqués, ainsi que nombre de détails qui paraissent « gauches » dans le contexte de l'art florentin ou romain de la Renaissance parvenue à sa maturité (Shoemaker, cf. fig. 29), par exemple la physionomie laissant beaucoup à désirer au plan anatomique de plusieurs personnages, qui ne manque cependant pas d'expressivité et d'une certaine vie, tout cela n'est pas étranger à la culture graphique bolonaise du début du XVI e siècle (voir par exemple le cas d'Aspertini), et n'est pas non plus en contradiction avec le style des dessins qui peuvent en toute vraisemblance être attribués à Raimondi (lig. 30 et 31).' 21 LORÁND ZENTA1 Traduit par Mireille T. Tóth 21 Femme assise. Princeton. The Art Museum. n° d'inv. 45-61, v. Faietti-Oberhuber, op. cit. ci-dessus, p. 190, n° 48, et « Adam» (d'après Dürer), ibid. n" d'inv. 45-47, V. aussi ibid. pp. 197-199, n° 52.