Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)

GESKÓ, JUDIT: Le modele antique de la Méditerranée de Maillol

s'y inscrit dans une forme car­rée. Ces reliefs ont pour mo­dèles consciemment assumés les haut-reliefs des métopes grecques classiques. On peut déjà observer cette ressem­blance dans le relief en céra­mique de la Vague, et elle est plus frappante encore dans le cas du Désir (1905-1908), 16 relief apropos duquel Maillol lui-même a attiré l'attention sur les origines grecques de sa conception plastique : «On a l'habitude de dire bas-relief. Mais c'est de la ronde bosse. C'est de la ronde bosse sur un fond. Comme les métopes grecques. » 17 « Quand je faisais de la pein­ture, je ne m'occupais pas des Grecs », a-t-il déclaré. 18 Au fur et à mesure qu'il commen­ça à s'intéresser à la sculp­ture, il découvrit pour son propre usage l'important message de l'esprit propre à la statuaire grecque, en faisant bien entendu fort bien la différence entre les différents styles de l'art plastique grec : « J'ai été séduit, non pas par la période tardive baroque, mais par la période première, celle où l'on s'effor­çait d'atteindre à la paix et à la simplicité, à des formes pures et nettes. » 19 Ce choix, que nous déterminerons de plus près dans ce qui suit, est aussi sensible dans le des­sin de Budapest, qui illustre le tournant décisif qui intervint alors dans la carrière de Maillol dans la mesure où il est d'une formulation simple tout en tendant à une plasticité très riche, et où il déborde de sensualité tout en trahissant déjà en germe la force de composition d'une très grande clarté qui caractérisera l'artiste jusqu'à son dernier souffle durant les quarante années suivantes de sa carrière. Lorsqu'il passa de la peinture à la sculpture, la composition prit du jour au lendemain une signification nouvelle dans ses œuvres, et le dessin qui nous occupe mérite de retenir l'attention 31. Statue d'esclave, facade Est du temple de Zeus d'Olympie, Musée d'Olympie 10 Cf. George, W., Aristide Mai/loi et Pâme de la sculpture, Paris 1964, fig. 151. 17 Frère, H., op. cit. (n. 7), p. 224. 18 Cladel, J., op. cit. (n. 13), p. 128. 19 Lázár, B.. Maillol és Rippl-Rónai (Maillol et Rippl-Rónai, en hongrois). Pesti Hírlap, Budapest, 5 janvier 1929, p. 10.

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