Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)
GARAS, KLÁRA: Natures mortes du XVIIL siecle au Musée des Beaux-Arts Maximilian Pfeiler, Franz Werner Tamm et Gabriele Salci
Il se peut que quelques-uns des tableaux de Pfeiler conservés à Prague, c'est-à-dire dans des collections tchèques, se rapportent à la collection de W. L. Reiner. 17 L'influence sur l'art de Pfeiler de Franz Werner Tamm (1653-1724), peintre de natures mortes également originaire du Nord, s'explique sans doute par ses liens italiens, romains. Le maître natif de Hambourg, connu en Italie sous le nom de Francesco Dapret (Dupret, Dapper) était actif à Rome entre 1685 et 1695. Il a souvent travaillé ensemble avec Carlo Maratta, et ses natures mortes aux fruits et aux fleurs lui valurent un grand renom dans le monde. Ses tableaux sont passés en Grande Bretagne, aux Pays Bas et en Allemagne aussi. En 1695 il s'installa dans le Nord, à Passau, puis, répondant à l'invitation de l'Empereur, il alla travailler de manière continue à Vienne où il est mort comme peintre de la Cour et maître illustre des familles seigneuriales, particulièrement de la famille Liechtenstein. 18 Selon les témoignages des sources, Tamm fut un peintre à talent universel et d'une solide formation, occasionnellement il exécuta des portraits et des tableaux pour l'autel des églises aussi. Nous connaissons plus de deux douzaines de ses natures mortes signées ou documentées. Très riche en sujets, son œuvre comprend des natures mortes aussi bien aux fleurs et aux fruits qu'aux animaux et à l'attirail de chasse. Le Musée des Beaux-Arts ne possède qu'une seule de ses œuvres, relativement modeste, de petite dimension, une Nature morte aux fruits (fig. 22). 19 Ce petit tableau d'un fini pruiné doit être, selon notre supposition, un fragment découpé d'un tableau de plus grandes dimensions exécuté à l'époque où le maître travaillait à Vienne. Sa Nature morte aux oiseaux (1820) mentionnée autrefois dans la collection Esterházy est actuellement non localisée. 20 Parmi les natures mortes de Tamm ce sont en premier lieu celles exécutées avant 1695, à Rome, œuvres d'un caractère plus décoratif et de composition plus riche, qui montrent une affinité avec les tableaux connus de Pfeiler. Le choix du sujet, la disposition des motifs, le traitement de la surface présentent des analogies. Selon tout évidence, l'évolution de ces deux peintres a été parallèle pendant un certain temps, leurs œuvres se ressemblent en tas de cas à s'y méprendre. Il faut cependant remarquer 17 V. Umëni 18 (1980) p. 169. («2 Früchenstucke von Maximiliano (Pfeiler) 150 fl 1 Früchtenstuck von Maximiliano 40 fl. ») A la Galerie Nat. de Prague, deux natures mortes de Pfeiler (avec langouste, c'est-à-dire avec huîtres), signées et datées de 1712, n° d'inv. : 0 9869-9870, huile sur toile, 36x48 cm. ; deux natures mortes aux fleurs, n° d'inv. : 0 7362-7363, huile sur toile, 52,5 x 38 cm. ; une nature morte aux fruits, n° d'inv. : DO 4192, huile sur toile, 49 x 65 cm. ; une nature morte à la corbeille à fleurs, n° d'inv. : DO 4311, huile sur toile, 124 x 98 cm. ; Kozel, Musée du Château, signé et daté de 1691, huile sur toile, 110,8 x 138,5 cm. ; etc. Pour les tableaux de Pfeiler en Tchécoslovaquie v. Seifertova, H., Barokni zàtisi v Cechach, Oblastni Galerie, Libérée 1967-1968 ; cf. Barokni Zatisi v Cechach a na Morave, Umëni 18 (1970) p. 1 ; cf. Barock Stilleben in Böhmen und Mähren, Mitteilungen der Österr. Galerie 21 (1977) p. 33 ; cf. Nemeckie Malirstvi 17. stoleti z ceskoslovenskych sbyrek, Praha 1989. 18 v. Pascoli op. cit. (n. 5) II, p. 368. Aucune monographie ou étude synthétique sur Tamm n'a paru jusqu'à présent. Nouvelle étude partielle sur son activité à Passau : Schaffer, G., Passauer Barockmaler. Ostbairische Grenzmarken. 30 (1988) p. 61. is j\[o d'inv. : 53.417, huile sur toile marouflée sur bois, 31 x45,5 cm., inscription au verso « Werner Tamm fecit ». De la Galerie de la capitale, Budapest, legs du comte Jenő Zichy, 1906, v. Pigler, op. cit. p. 683. (n. 1) 20 Inventaire Esterházy, 1820, v. Meiler, op. cit. (n. 1) p. 223. n° 617 («Tam: TodtesFedervieh L. 4.1 "-2.11"») Vendue avec la collection de Pottendorf.