Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 74. (Budapest, 1991)

GARAS, KLÁRA: Natures mortes du XVIIL siecle au Musée des Beaux-Arts Maximilian Pfeiler, Franz Werner Tamm et Gabriele Salci

d'enfants ainsi que l'entrelacement des fruits et des fleurs sont analogues, de même que la disposition de la composition en frise devant le paysage et les arbres du fond, la diversité dans l'arrangement des personnages aux gestes ludiques montre aussi une parenté, tandis que le fini des fruits et des fleurs présentés au premier plan est presque identique. Francesco Trevisani travailla, dès 1708, pour Lothar Franz von Schönborn. Des deux douzaines de ses tableaux passés dans les différents châteaux de l'archevêque, les deux toiles aux Amours doivent dater de 1710-1715. 9 Le style plus plastique, les formes plus massives des tableaux de Pommersfelden, ainsi que la prédominance des figures s'expliquent par la date relativement précoce de leur exécution. Le style pictural des tableaux de Budapest, datés de 1721, est plus relâché, plus souple, les figures d'enfants y sont plus allongées, elles sont plus proches de celles plus tardives de Trevisani, par ex. des anges de la Sainte Famille exécutée en 1729, pour l'autel de l'oratoire de la S. Maria in Via à Rome. Le dessin avec tête de putto de Trevisani, signé (Florence, Musée des Offices, n° d'inv. : 14150 F.) dont fait mention le monographe du peintre, Di Federico, à propos des tableaux de Pommersfelden, pour­rait être mis en rapport avec l'un des Amours du tableau de Budapest (n° d'inv. : 431). Malheureusement nous n'avons pas de données plus précises sur la collaboration de Francesco Trevisani et de Maximilian Pfeiler. Néanmoins, la coopération pour l'exécution d'une même œuvre des peintres travaillant dans différents genres est un phénomène coutumier dans la pratique picturale de Rome au XVII e et au XVIII e siècles, et on connaît de nombreux exemples concernant la coopération entre peintre figuratif et peintre de natures mortes. Il est notoire par ex. que Carlo Maratta a fait des tableaux en commun avec Mario Nuzzi (Mario dei Fiori), avec Carlo Vogelaer (Carlo dei Fiori), avec Christian Berentsz et avec Franz Werner Tamm. Christian Berentsz travaillait parfois en commun avec Luigi Garzi, avec. G.B. Gaulli. 10 On trouve aussi maints exemples de coopération dans ce milieu pour peindre des Amours avec guirlande de fruits ou de fleurs. C'est sans doute les œuvres de Carlo Maratta qui ont servi de modèles directs, ainsi par ex. les deux tableaux de grande dimension conservés au Louvre, résultats de la collaboration de Maratta et de Franz Werner Tamm, 11 dont l'arrangement ainsi que les proportions et l'entrelacement des Amours 9 Pommersfelden, Schloss Weissenstcin, collection Graf von Schönborn, huile sur toile, 118x190 cm. Actuellement à la Grosse Galerie comme dessus de porte; v. DiFederico, F. R., Francesco Trevisani. Eighteenth Century Painter in Rome, Washington, 1977, p. 53, pi. 44-45. 10 Pascoli, op. cit. (n. 5) pp. 339, 358, 368 ; par la suite F. W. Tamm continua cette pratique dans le Nord aussi. A Vienne il a fait des peintures décoratives en commun avec Peter Strudel (1660-1714) ; guirlandes de fruits et de fleurs avec deux Amours, (v. les quatre tableaux du Hof­bourg de Vienne, Wien, Ost. Barockmuseum, n oS 489-492, 1698-1699). 11 Paris, Louvre, n° d'inv. : RF. 2114-2115, huile sur toile, 106 x 173 cm., 1914, de la collection du baron Schlichting. Les tableaux de Paris, publiés par Sylvie Béguin (Paragone 1962, 151, p. 68), ainsi que les copies qui se trouvent dans la collection Reventlon Wittenberg à Kloster Pretz et au Kunsthallc de Kiel sont mis en rapport, d'après Pascoli. avec la série faite pour Francesco Montioni, ou pour N. M. Pallavicini. A juger par la concordance de la représentation et des dimensions, la peinture à guirlandes et aux Amours attribuée à F. W. Tamm (n° 299, huile sur toile, 109 x 170 cm) de la galerie de l'Académie de Vienne et provenant de la collection du comte Lambcrg. faisait probablement partie de cette série. D'après les descriptions détaillées, ces tableaux peuvent être mis en rapport avec la série comprenant quatre peintures qui a été mise aux enchères avec la collection romaine du cardinal Silvio Valenti Gonzaga, en 1763, à Amsterdam, v. Hoet, G.-Terwesten, P., Catalogus o/Naam/yst van Schilderyen III. S. Gravenhage 1752, p. 291, n os 9-12.

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