Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)

MRAVIK, LÁSZLÓ: La rétrospective Károly Pulszky

son doctorat à Leipzig, âgé de vingt ans à peine, il se vit confier en 1873 sa première tâche importante au plan muséologique. 11 fut en effet chargé de procéder à des acqui­sitions à l'exposition universelle de Vienne pour le compte du Musée des Arts Déco­ratifs qui devait être fondé. Pulszky mena cette mission à bien en faisant preuve d'une maturité étonnante. Il chercha avant tout à jeter par ses achats les bases de la collec­tion hongroise de fond en matière d'artisanat. Lorqu'il eut terminé ses études, il fut nommé conservateur du Musée des Arts Décoratifs, et il prit part à la mise sur pied de plusieurs expositions et à la rédaction de leurs catalogues. La plus importante de ces manifestations fut l'exposition d'orfèvrerie historique hongroise de 1884. La même année, Pulszky fut nommé directeur de la Pinacothèque Nationale Hongroise. C'est dans le cadre de ces fonctions qu'il devait obtenir ses succès les plus im­portants, et c'est également en cette qualité qu'il devait être en butte à de véritables persécutions qui hâtèrent sa fin. La Pinacothèque Nationale fut l'ancêtre de l'actuel Musée Hongrois des Beaux-Arts. Lors de la nomination de Pulszky à la tête de l'institution, celle-ci comprenait la pinacothèque de la famille Esterházy, la collection de dessins et de gravures allant avec, les tableaux repris au Musée National Hongrois et quelques tableaux résultant de donations de la part de collectionneurs privés d'en­vergure. Le nouveau directeur, qui connaissait à fond l'histoire des différentes écoles artistiques européennes, sut se rendre compte des lacunes que présentait la collection d'ensemble du musée, et dès la toute première période de son travail à la tête de l'institution, il s'efforça de la compléter grâce à de petits achats. Mais en 1893, il eut la possibilité de faire les choses en grand. Etant donné qu'il suivait de près les mouve­ments du commerce d'art en Europe, il se rendit compte que les conditions d'achat se trouvaient provisoirement être particulièrement favorables, surtout en Italie, et la lettre qu'il adressa alors au ministre hongrois des affaires culturelles indique aussi qu'il réalisait parfaitement que cette conjoncture ne durerait pas : « les prix vont monter de nouveau, et ce dans une mesure que l'on peut prévoir comme considérable, étant donné l'intérêt qui se manifeste de plus en plus à l'égard de l'art en Amérique », écrit-il. Il réussit à faire accepter à la Chambre, dont il était député ainsi que son frère aîné, le projet de la fondation d'un musée des Beaux-Arts, et à faire voter des crédits qui permettraient de compléter dans ce but comme elle le méritait la collection d'ensemble du musée alors existant. L'un des principaux facteurs du succès qu'il rencontra dans cette entreprise résidait dans le fait que la Hongrie s'apprêtait alors à fêter ses mille ans d'existence par des manifestations et des réalisations de vaste envergure. Des sommes importantes devaient être consacrées au Millénaire, et la sphère culturelle tenait une place de choix dans les événements et les manifestations envisagés. A partir de la fin de l'automne 1893 et jusqu'au début de 1896 (l'année du Millénaire), Pulszky effectua plusieurs voyages d'achat en Italie, au cours desquels il acquit plusieurs centaines de peintures (dont une collection de fresques particulière­ment précieuse), de dessins, de gravures, et de sculptures anciennes, ces dernières formant le noyau de la future section de sculpture du Musée Hongrois des Beaux­Arts. Mais en 1896, ses adversaires politiques montèrent en épingle d'insignifiants

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