Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)
SIMON, ZSUZSANNA: Le Musée des Beaux-Arts de Budapest en tant que modele artistique
32. Ákos Birkás : Sans titre, photo, 1976 (Série « Reflets») Birkás par ses photos de la Galerie des Maîtres Anciens. Mais tandis que ses prédécesseurs dans l'histoire de l'art apportaient parfois à ces questions une réponse des plus décidées, les possibilités de réponse qui s'offrent à Birkás se révèlent être des illusions les unes après les autres. « La peinture est une imitation delà réalité». Il n'est jusqu'à cette conclusion minimum, qui paraissait d'une telle évidence dans les photographies du mur extérieur du Musée, qui ne se révèle une chimère dans le labyrinthe de la Galerie. Quelque direction que l'on prenne dans le dédale du musée tel qu'il nous le présente, on se heurte tôt ou tard à un faux-semblant. Le miroir se révèle être un tableau et le tableau une fenêtre, mais une fenêtre qui s'ouvre non point sur le monde extérieur, mais sur un autre monde en trompe-l'ceil fait d'images et de miroirs. Au plan de la théorie, la représentation du Musée par Birkás a pour pendant une étude de László Beke sur les représentations des miroirs dans l'histoire universelle de l'art. 15 L'auteur pose en modèle imaginaire un musée constitué par un labyrinthe de miroirs, puis il situe les différentes thématiques liées au miroir (science du miroir, mythes, psychologie, art du miroir, et ainsi de suite) dans les allées se reflétant les unes les autres et s'entrecroisant de ce dédale, faisant sentir ainsi à ses lecteurs que le sujet ne peut être approché logiquement, étant donné que dans ce labyrinthe de glaces, tout est lié à tout le reste et au miroir lui-même, ce qui fait que le miroir se transforme en métaphore, non plus seulement de l'art, mais aussi de la vie, de la mort et de la pensée humaine. C'est à partir des photographies faites à la Galerie qu'a été élaboré sur une idée du réalisateur Gábor Body (1946-1985) le film « Reflets » (Tükrözó'dés), dans la série «Langage cinématographique» du Studio Béla Balázs, le studio expérimental des jeunes cinéastes hongrois. L'opérateur a retracé fidèlement l'itinéraire des errances de Birkás dans les salles de la Galerie, et il a rendu avec le plus grand scrupule la vision Beke, L., Für ein« musée imaginaire» des Spiegels, Duisburg 1982.