Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)
GERSZI, TERÉZ: Nouvelles attributions aux maîtres de la cour de Rodolphe II
d'Omphale. Cette copie est caractérisée par des contours continus, pleins d'élan, s'épaississant par endroits, des parallèles appuyées servant à rendre les zones d'ombre dans la représentation des objets et des vêtements, et un recours à de petites courbes en crochet et à des noeuds de lignes dans le dessin intérieur des personnages. Les abrègements utilisés dans le dessin des figures relativement peu détaillées du plan médian de la copie réalisée par Heintz de la Cène de Tintoret (Londres, coll. privée) 18 sont en tous points identiques à celles de la feuille conservée à Vienne. La paternité de Heintz est aussi démontrée de façon convaincante par la conformité entière de ce style avec celui d'un dessin représentant Joseph et la femme de Putiphar (Vienne, Albertina; fig. 17), 19 qui daterait selon Zimmer de la période vénitienne de Heintz. Il existe de nombreuses différences entre le Tintoret conservé à Budapest et sa copie, ce qui représente une exception par rapport aux autres copies faites par Heintz à Venise. Avant tout, c'est le format qui est différent. En effet, le dessin montre parfaitement le baldaquin qui domine la couche, ce qui fait nettement de l'œuvre une composition verticale. La position du bras gauche d'Hercule n'est pas non plus la même, de même que l'emplacement du faune, la position de la main de la femme à la torche que l'on peut voir à droite, et la forme de la coupe richement ornée qui est posée sur la table. Dans le dessin, Omphale est en partie couverte par le vêtement en poil de chèvre d'Hercule, dans le tableau, par une draperie qui dégage le bras gauche. Dans les deux œuvres l'arc est placé autrement sur le carquois. Enfin, l'effet spatial diffère dans les deux compositions : il est plus profond et plus aéré dans le dessin, 18 Zimmer, op. cit. (n. 2) : A 39, fig. 75. 19 Zimmer, op. cit. (n. 2) : A 37, fig. 72. 18. Egidius Sadeler, d'après Hans von Aachen : L'Adoration des Rois mages. Gravure sur cuivre