Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 73. (Budapest, 1990)

GERSZI, TERÉZ: Nouvelles attributions aux maîtres de la cour de Rodolphe II

K-AIÍA8 personnel de l'artiste. Ce personnage raphaëlien conçu dans l'esprit de la Renaissance y prend des allures de figure prébaroque très mouvementée, agré­mentée d'éléments corregi­esques ou barocchiesques et visant à un effet nette­ment sensuel dans le rendu des surfaces. On y distingue fort bien les marques du style personnel du maître. Ce crayon de Cambridge illustre très bien la façon dont les modèles italiens étaient utilisés parles artis­tes du temps, ainsi que le rôle et l'importance qui re­venait alors aux travaux de copie dans l'élaboration du langage de formes indivi­duel. Heintz n'emprunta jamais intégralement des figures ou des détails, mais faisait fusionner en fonction de ses intentions artistiques propres les impulsions qu'il glanait un peu partout. Copier une œuvre représen­tait pour lui un point de départ qui permettait no­tamment à l'artiste de donner libre cours à sa force créatrice personnelle, et de découvrir de nouvelles tormules au plan du contenu ou de la forme en procédant par analogie avec les trouvailles des maîtres qui étaient pour lui un idéal ou bien au contraire en « révisant » celles-ci après les avoir comparées à ses propres conceptions. Chez Heintz comme chez la plupart de ses contemporains, donc, copier équivalait, non point à reprendre passivement quelque chose mais en quelque sorte à activer des aptitudes personnelles, bien entendu dans une mesure variant avec le talent de chacun. Mais revenons à la copie de Rome. Il serait intéressant de savoir quel modèle concret utilisa l'artiste et s'il s'agissait en l'occurrence de la fresque elle-même, de la gravure réalisée entre 1517 et 1520 par Marcantonio Raimondi," ou bien d'une esquisse 14. Joseph Heintz, d'après Michel-Ange : La Sibylle de Delphes. Vienne, Akademie der Bildenden Künste

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