Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)
NYERGES, ÉVA: Deux oeuvres inconnues de Francesco Liani a Budapest
Pour la définition des oeuvres de Budapest le plus d'analogie est offerte par les oeuvres authentiques de Francesco Liani peintes à la Cour de Naples, le portrait équestre de Charles III (Museo Capodimonte) est particulièrement digne d'être signalé, le style pictural transparent du visage, de la main, des vêtements du souverain est proche à ceux des portraits de Budapest (fig. 132). C'est Nicola Spinosa qui s'occupa de manière la plus approfondie de l'art pictural de Francesco Liani et plus particulièrement de son activité à Naples. 15 Conservé au Musée de Capua un portrait de Ferdinand IV 1G représentant le souverain devant une colonne, la tête légèrement penchée à gauche, les yeux portés sur le spectateur, fut rattaché à Liani 1 ' par Nicola Spinosa. Sur cette peinture le port de la tête, l'expression du visage, ainsi que la coiffure rappellent fort le portrait de Ferdinand IV conservé à Budapest et signalent que les dates de la naissance des deux tableaux sont proches l'un de l'autre. Pour la datation des oeuvres de Budapest un point d'appui est offert par les tableaux à corps entier représentant Ferdinand IV et Marie-Caroline qui se trouvent au Palacio Real à Madrid. 18 Selon Urrea Fernandez, Liani peignit ces portraits aux environs de 1770, d'après le portrait de Ferdinand IV Pietro Duranti exécuta en 1773 une tapisserie. Le dernier portrait de l'archiduchesse Marie-Caroline à Vienne, fait avant son voyage à Naples, fut exécuté par J. G. Weickert au printemps de l'an 1768. 19 Ce portrait de Vienne exerça une influence sur l'iconographie des premières représentations à Naples de la reine. C'est ce que prouvent la gravure d'un maître inconnu publiée dans le catalogue de Civiltà, 20 ainsi qu'un portrait en ovale 21 provenant d'un peintre inconnu qui se trouve au Musée National à Varsovie, les tableaux de Liani conservés au Musée de Capua (fig. 136—137), de même que le portrait de Budapest suivent tous, dans les grand traits de leur composition, le tableau de Weickert. Sur la gravure du maître inconnu le bras droit de la reine disparaît sous la mante de même manière indécise comme sur la peinture de Budapest. La couronne est encore absente dans la gravure à l'arrière-plan à gauche, tandis qu'au même emplacement elle apparaît déjà sur le tableau de Varsovie. Sur le tableau de Budapest on voit également la couronne à l'arrière-plan à gauche, tandis que la reine — vraisemblablement allusivement à son mariage prochain, à l'instar du portrait de Mengs représentant Marie-Louise de Parme 22 (son mariage avec le prince de D'Asturias, plus tard Charles IV, fut célébré en 1765) — tient un oeillet dans sa main gauche. 23 Sur la peinture qui se trouve au Musée des Beaux-Arts à Budapest, MarieCaroline porte dans sa coiffure relevée d'une manière semblable à celle que 15 Spinosa, N., Paragone 309 (1975) 38—53, Spinosa, N., Le arti figurative a Napoli nel Settecento (Documenti e richerche) Napoli 1979, 26. Le portrait de Ferdinand IV de Liani mentionné sous le n° 48 n'est pas identique avec l'oeuvre de Budapest. 16 Civiltà ... (ci-haut note 6) II. 401—2, fig. 3. 17 Spinosa, N., op. cit. (1975) 41. 18 Urrea Fernandez, J., op. cit. (ci-haut note 9) 333, pl. 114, fig. 1, pl. 115, fig. 2. 19 Heinz, G. und Schütz, K., op. cit. (ci-haut note 5) 177—78, fig. 225. 20 Civiltà .. . (cd-haut note 6) II. 402—3, fig. 2. 21 Civiltà ... (ci-haut note 6) II. 402—3, fig. 3. 22 EJ arte europeo en la Corte de Espana durante el siglo XVIII, Bordeaux — Paris—Madrid 1979—80, 198. 23 Sur le portrait Liotard représentant Marie-Caroline enfant, la position de la main tenant l'oeillet est semblable. Cf. Maria Theresia und ihre Zeit (ci-haut note 5) 35. fig. 10.