Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)
GERSZI, TERÉZ: Un dessin de Jan de Mont
Si nous étudions les rapports stylistiques des dessins, leur parenté avec les dessins de Polydore destinés aux frises de façade semble évidente à cause des personnages en relief aux mouvements dynamiques et de la ressemblance du contraste fort des clairs-obscurs. Polydore fut un des artistes les plus influents, non seulement au XVI e , mais au XVII e siècle aussi. Il exerça une grande attirance sur beaucoup d'artistes du Nord, ainsi sur les mebres du cercle d'artistes aussi — entre autres Speckaert, Karel van Mander, Spranger — auquel appartenait certainement Jan de Mont quand il séjournait à Rome. Le type et en partie le geste de la figure d'homme debout de face dans le dessin d'Amsterdam de Mont rappellent le personnage tenant le cheval de la frise fréquemment copiée du Palazzo Milesi représentant l'histoire de Niobé. 14 Et les figures aux pas résolus du dessin de Budapest qui mènent le taureau destiné au sacrifice de victoire sont proches des soldats de la frise Mucius Scaevola devant Porsenna du Palazzo Ricci. 15 Enfin il y a un rapport entre cette composition et l'allégorie de Spranger peinte en 1607 en l'honneur de Jan de Mont (Prague, Obrazárna Prazskeho Hradu, fig. 95). 16 Selon l'inscription du tableau, Spranger utilisa une oeuvre de Jan de Mont pour sa peinture destinée à glorifier la renommée artistique de son ami. Le type et la composition des personnages en plusieurs rangs serrés les uns contre les autres, le rythme de leurs gestes, puis le génie tenant la couronne et le palmier rappellent les figures du dessin de Mont de Budapest, ainsi nous pouvons vraiment croire à l'inscription du tableau concernant l'archétype de Mont. Ici l'ami fidèle adapte dans une certaine mesure le style de Mont aussi, ainsi sa peinture et la connaissance du dessin de Budapest de Jan de Mont peuvent nous aider dans l'attribution des autres oeuvres du sculpteur infortuné. 17 TERÉZ GERSZI 14 Ravelli, op. cit. n° 712 (copie de Rubens) 15 Ravelli, op. cit. n° 541. 16 Kaufmann, Thomas DaCosta, L'école de Prague. La peinture à la cour de Rodolphe II. Paris 1985, n° 20. 77. 17 Pour l'autorisation de la publication du dessin de Mont d'Amsterdam je dois remercier la veuve de J. Qu. van Regieren Altena.