Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)

GERSZI, TERÉZ: Un dessin de Jan de Mont

travaillant à la construction d'un mur d'enceinte. 6 C'est toujours lui qui re­marqua que Mont dut quitter Prague à cause de la blessure d'un de ses yeux due à la paume, car étant borgne il ne pouvait pas continuer son travail de sculpteur. La sienne fut d'autant plus une carrière artistique infortunée car peu de ses oeuvres ont survécu; nous ne connaissons que deux dessins qui font partie incontestablement de son oeuvre, 7 et on lui a attribué quelques statues dans ces dernières années. 8 Dans ces conditions le dessin de Budapest, que nous attri­buons à l'artiste d'après la feuille d'Amsterdam signée de Mont (fig. 93), 9 est extrêmement important. Les compositions des deux oeuvres sont semblables, avec les personnages serrés les uns contre les autres en plusieurs rangs et re­groupés en forme de relief. Les types des personnages, leurs mouvements dyna­miques et leurs gestes pathétiques sont les mêmes, et à côté de celle de Polydore, témoignent de l'influence du Parmesan aussi. Les têtes représentées d'une façon sommaire représentent le même niveau et la même manière de simplifica­tion graphique avec les visages en triangle et les taches sombres servant à indiquez l'orbite et la bouche, qui donnent l'effet d'un masque dans toutes les deux feuilles. De même, l'assombrissement est pareillement effectué à l'aide de larges taches de pinceau à l'intérieur des contours épais tracés de traits de pinceau plus fins et plus sombres, qui contrastent fortement avec la gouache blanche. Le dessin de Budapest est plus sommaire que celui d'Amsterdam, mais il est de la même qualité et son effet d'ensemble est encore plus pittoresque et plus dynamique. Le dessin de Budapest témoigne de l'influence des reliefs romains repré­sentant des scènes desacrif ice. De tous les deux côtés de la composition on voit des groupes dans leurs volumes équilibrés. Les gestes rythmiques des figures à gauche, les bras tendus en avant donnent l'impression d'une marche résolue, le gropue de droite avec les personnages attendant le sacrifice, rassemblés à l'autel est plus statique, ici seulement les différentes positions de têtes et de bars indiquent le rythme et un peu de mouvement. Les deux groupes sont rattachés par la figure de Victoire flottante qui tient la couronne. Le caractère du contraste fort des clairs-obscurs dans le dessin d'Amsterdam et dans celui de Budapest qui s'y rattache rappelle les gravures sur bois en clair­obscur italiennes: celui d'Amsterdam fait penser aux gravures sur bois d'après 6 Fuciková, E., Studien zur rudolphinischen Kunst: Addenda et Corrigenda. Umeni. 27/6 (1979) p. 490 (Reisen und Genfangenschaft Hans Ulrich Krafft. Hrsg. Hassler, H. D. in: Bibliothek des literarischen Vereins in Stuttgart., 16 (1861) p. 388. 7 Mostra di disegni fiamminghi e olandesi. Uffizi, Firenze 1964, n° 36; Kabinet van tekeningen 16e en 17 e eeuwse Hollandse en Vlaamse tekeningen uit een Amster­damse verzameling. Rotterdam, Parijs, Brüssel 1977 n° 90. En plus Fuciková lui a attribué un autre dessin aussi au Rijksprentenkabinet à Amsterdam, qui représente Jupiter et Io. Fuciková op. cit. Umeni loc. cit. p. 490. 8 Larsson, L. O., Hans Mont van Gent. Versuch einer Zuschreibung. Konst­historisk Tidskrift 36 (1967),, p. 1—12; Utz, H., Giambologna e Pietro di Giovanni Fiammingo: una proposta per il „Bacco con la pantera" del Bargello ed altre opere. Paragone 22 (1971) 251, p. 80—83; Neumann, J., Die rudolphinische Kunst II. Umeni 26'4 (1978) p. 346; Larsson, L. O., Die niederländischen und deutschen Schüler Giam­bolognas, in: Giambologna. Ein Wendepunkt der europäischen Plastik. Wien 1978, p. 57 sqq.; Larsson, L. O., Bildhauerkunst und Plastik am Hofe Rudolf II. Leicis Kunts­historich Jaarbok 1 (1982) p. 214—217. 9 Cinq personnes. Signé: Hans Montes van ghent; plume, encre brune, lavé, rehaussé de gouache blanche, pierre noire, papier bleu, 165X156 mm.; Kabinet van te­keningen op. cit. n° 90, pl. 18.

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