Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)
GERSZI, TERÉZ: Un dessin de Jan de Mont
UN DESSIN DE JAN DE MONT Rome, avec ses monuments de l'antiquité et ses chefs-d'oeuvre de la Renaissance, constitua un grand attrait pour les artistes italiens et ceux du Nord pendant tout le XVI e siècle. Mais dans le dernier tiers du siècle l'importance artistique de la ville augmenta de la façon qu'elle devint alors le centre le plus important de l'art européen. Ce n'est pas seulement à cause de la naissance d'oeuvres de valeur exceptionnelle mais parce que c'est à cette époque que la ville devint le lieu de rencontre d'une vie artistique très étendue, l'atelier gigantesque qui synthétisait, grâce à la puissance de ses idéaux artistiques remarquables, les résultats des différentes tendances et renfermait la possibilité de nouveaux changements et renouvellements décisifs. Les grandes commandes des papes, à l'époque de Grégoire XIII, de Sixte V et de Clément VIII, créèrent beaucoup de possibilités de travail qui attirèrent les grands talents de tous les coins d'Italie. Ainsi chacun contribuait, par son caractère artistique de couleur locale, à la formation d'une vie artistique variée et animée qui renferme le germe de nouvelles tendances et idées. Cette image d'ensemble déjà variée fut encore colorée par le fait que de plus en plus d'artistes du Nord vinrent dans la ville éternelle pour y passer un certain temps et pour participer de plus en plus activement aux travaux en cours d'exécution là-bas. Tous ceux qui comptaient pour les maîtres principaux dans les centres artistiques de l'Europe du Nord à la fin du siècle, ou qui atteignirent des résultats considérables, travaillaient à Rome pendant des périodes plus ou moins longues, comme dans les années 1570 Bartholornaeus Spranger, Karel van Mander, Cornells Cort, Hans von Aachen, Jan de Mont, Hans Speckaert, Denys Calvaert, Jan Soens, Pieter de Witte, Anthonie Santvoort et Mathijs Bril. Dans les années 1580—90 ils furent suivis par des maîtres également du même niveau. Les années d'apprentissage proprement dites étaient déjà derrière ces maîtres lorsqu'ils arrivèrent à Rome, mais étudier les oeuvres des grands maîtres et les nouveaux résultats de leurs contemporains italiens devinrent quasi une condition nécessaire de l'achèvement complet de la formation artistique. Ils firent des copies des statues et des reliefs antiques et surtout des oeuvres de Raphaël, de Miohel-Ange et de Polydore de Caravage. Les oeuvres de Polydore — les frises de fresques en grisaille sur les façades des hôtels particuliers — étaient facilement accessibles à tout le monde, c'est pourquoi elles devinrent aussi fréquemment les sujets des études artistiques. 1 La composition rythmique des personnages dans ses fresques, leurs 1 Ravelli, L., Polidoro da Caravaggio. II. Copie da Polidoro. Bergamo 1978, p. 222 sqq.