Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)
MÓRÉ, MIKLÓS: Remarques sur l'état antérieur des tableaux volés et récupérés de Raffello Santi et de Jacopo Tintoretto; compte-rendu de la restauration des dégâts causés par ce vol
72. Raffaello Santi: Madone Esterházy. Macrophotographie du coin droit inférieur du tableau. Tache sombre d'une ancien intégration peinte s'était détachée, ce qui cause une grande lacune au premier plan. Son complètement peut être délimité avec exactitude simplement à vue d'oeil, mais encore mieux à l'aide d'une prise de vue radiographique ou ultraviolette (fig. 72—74). Comme les autres interventions, l'encollage des travers en même temps que l'amincissement du panneau pour prévenir les courbures avait été fait avec dilettantisme. Dans la suite il fallait les faire disparaître, dont on voit les traces par les taches étendues de l'encollage. Ces restes de colle contrebuèrent à l'apparition de la courbure actuelle en créant une tension considérable (fig. 75—76). Il convient enfin de signaler des dégâts dont on ne peut pas déterminer la date. Ce sont des empreintes plus ou moins profondes dans la surface peinte (fig. 72) dans les motifs du ciel, des vêtements et du sol. Les perforations dans le bois, dues à des insectes, sont également antérieures au recouvrage avec la couche brune, et en conséquence le coin droit d'en bas était à ce point affaibli que pendant le dernier événement quelques morceaux en étaient cassés (fig. 77). Comme nous voyons, les dommages et les interventions datant de temps antérieurs contribuèrent à l'endommagement de nos jours. En pesant ce qui vient d'être dit on peut en conclure que les changements les plus graves, à part le tout dernier, survinrent déjà avant l'acquisition des tableaux par la collection impériale et imposent donc de supposer un passé plein de péripéties.