Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)

BODNÁR, SZILVIA: Les copies de Hans Hoffmann d'apres un dessin de Dürer

jourd'hui conservée à Ashmolean Museum d'Oxford (fig. 51) 28 de même que le dessin de la figure 49. Le musée a acheté le dessin en 1953 comme l'oeuvre de Hoffmann, et autant qu'on puisse constater d'après une reproduction, il doit être son oeuvre, bien qu'il soit différent des trois autres copies et en détails et dans son ensemble- Il suit plus fidèlement les proportions et les contours du dessin original (p. ex. les contours de la main, du nez et du bonnet, et la ligne des plis du vêtement), le nez et la bouche sont moins éloignés l'un de l'autre, puis la couleur blanche sur le nez n'est pas si nettement coupée en deux que dans les copies de Budapest, de Vienne et d'Oxford. Les différences nous pous­sent à tirer la conclusion que cette copie ne devait pas être faite par l'inter­médiaire du même dessin de contours que les trois autres. La composition de couleurs diffère également de celle des autres: tandis que celles-là sont dessi­nées sur un fond gris foncé, celle-ci sur un papier au fond brun grisâtre. Dans cette feuille le style du dessin graphique donne un effet moins tendre que celui des copies au fond gris foncé, peintes aux traits de pinceau plus fins. Malgré les différences on peut supposer que cette feuille d'Oxford est aussi l'oeuvre de Hoffmann. C'est d'une part qu'en la comparant aux études de tête et de main de l'artiste, 29 on peut voir que le style de celle-ci présente des traits apparentés, d'autre part, dans l'oeuvre de Hoffmann ce ne serait pas la seule série de copies dont l'une ou l'autre feuille est légèrement différente des autres copies très res­semblantes, 30 donc la différence du dessin d'Oxford des autres copies n'exclut point la possibilité de l'attribuer à Hoffmann. Il semble peut-être inhabituel que dans les dernières décennies les recher­ches de l'histoire de l'art s'intéressent de plus en plus aux copies et imitations considérées d'habitude comme oeuvres de valeur diminuée et ce fait ne s'ex­plique pas seulement et surtout pas en premier lieu par le désir de découvrir la fausseté de la copie et de l'imitation. C'est qu'on les considère d'une part comme oeuvres indépendantes — et dans ce sens comme originaux — tout en déterminant leur place et importance dans l'art de l'époque de leur exécution, d'autre part l'étude approfondie des copies, des faux et des imitations permet aux spécialistes de voir plus nettement l'influence d'un artiste extraordinaire et génial qui détermina pour plusieurs décennies ou même plusieurs siècles la for­mation des beaux-arts non seulement dans son pays, mais également loin au­delà de la frontière. C'est justement cette curiosité qui menait à la mise au jour des phénomènes tels que la „Dürer-Renaissance": dans les décennies vers 1600, le grand nombre de copies et d'imitations furent exécutées non seulement pour satisfaire l'énorme exigence des oeuvres de Dürer, mais aussi pour retrouver au maître idéal admiré des impulsions à la recherche de la possibilité de faire un pas en avant. 31 28 Pinceau, encre brune et noire, rehaussé de blanc, sur papier préparé de brun grisâtre, 395X272 mm. Prov.: coll. W. Hartnup. No d'inv. 297 B. Cf.: Annual Report of the Ashmolean Museum, Oxford 1953, p. 63. Je dois exprimer mes remerciements à Noëlle Brown, collaborateur d'Ashmolean Museum et à la direction du musée pour les renseignements concernant le dessin, les photographies des figures 49 et 51 et l'autorisation de leur publication. 29 Cf. par ex. trois dessins de Budapest: Tête d'ange. N° d'inv. 139 (Dürerrenais­sance um 1600 [ci-dessus n. 3] fig. 7); Da tête de Jésus de 12 ans. N° d'inv. 140; Etudes des mains. N° d'inv. 142 (Winkler, op. cit. [ci-dessus n. 12] II. n° 391). 30 Cf. par ex. Koreny, op. cit. (ci-dessus n. 1) n°s du cat. 10—13 et 22—25. 31 Cf. Fuëikova, loc. cit. (ci-dessus n. 2) p. 164.

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