Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)

BODNÁR, SZILVIA: Les copies de Hans Hoffmann d'apres un dessin de Dürer

bouche passée vers la droite est particulièrement gênante sur toutes les trois copies. Le dessin de la main est également maladroit, bien qu'il soit un peu mieux réussi sur les dessins de 1' Albertina et d'Oxford que sur celui de Buda­pest. Ces détails, puis le fait que les dimensions de contours sont identiques malgré les différences de dimensions des feuilles de papier, prouvent que les copies furent exécutées par l'intermédiaire du même dessin de contours décalqué du dessin original. Les différences de petite importance, (à l'exception des diffé­rences de couleurs intentionelles entre l'original et les copies) sont dues à l'in­correction du dessin de contours ou parfois vraisemblablement au déplacement du papier-calque. La comparaison des copies montre des différences non seule­ment entre l'original et les copies, mais également entre celles-ci: c'est le rendu de la main et de la manche — représentée sous forme de boucle dans la feuille d'Oxford — qui se ressemble le moins dans les trois copies. La modification de l'effet des clairs-obscurs, l'importance et les lignes décoratives de la couleur blanche, les proportions parfois différentes de ce qu'on peut voir sur l'original, puis les traits de pinceau plus tendres de Hoffmann donnent une expression semblable aux vieillards des copies qui est cependant un peu différente de celle du modèle. Contre l'étude d'une virtuosité brillante de Dürer, tracée par des lignes nettes, les lignes que les copies présentent sont plus vagues, la barbe et les cheveux plus tendres et soyeux, tout le dessin est d'effet décoratif. Dans la feuille de l'Albertina, non seulement le style du dessin, mais aussi la forme du monogramme AD et de la date 1519 témoignent de la main de Hoff­mann: on peut y découvrir son écriture tout comme dans les faux monogram­mes Dürer et les dates des copies présentées à l'exposition de Vienne et men­tionnées ci-dessus. Au-dessus des lettres, dessinées en partie en double ligne, se trouvent des chiffres écrits également en double ligne qui s'inclinent vers la droite et dont les plus caractéristiques sont le chiffre 1 qui se rétrécit vers le bas et se termine en bout pointu et le chiffre 5 pas trop arrondi qui part en haut en double ligne et se termine en bas en un seul trait. 25 Par la date 1519 Hoffmann avait l'intention de créer la fiction de l'existence d'une étude de plus de Dürer, un dessin encore plus ancien que la feuille d'Oxford antidatée de 1520. C'est la seule des copies où figure également l'inscription se rapportant au mo­dèle de l'original, bien qu'elle soit légèrement modifiée: l'ordre des mots et Por­tographie de certains mots en sont différents, et le mot „fermuglich" devient — probablement à cause de la mauvaise lecture — „vernihbig". L'effort du copiste d'imiter l'écriture de Dürer est bien frappant. Mais étant donné que les lettres sont beaucoup plus grandes, le texte est installé autrement que dans la feuille originale. Le fait que Hoffmann changea la date tandis que le contenu de l'in­scription — y compris le chiffre 93 marquant l'âge du modèle — resta inchangé, désorienta Heller qui prit cette feuille aussi bien que l'original pour l'oeuvre de Dürer. C'est pourquoi, en faisant la description du dessin conservé à l'époque, de même que le ,,Vieillard" original, dans la collection du prince Albert, il ex­prima son doute concernant le chiffre 1519 aussi bien que le 93. 20 4. La copie dont Parker fait mention, réapparue en 1934 à Londres lors d'une vente publique chez Sotheby, 27 est probablement la même feuille qui est au­25 Cf. par ex. Koreny, op. cit. (ci-dessus n. 1) fig. 11.1 et 11.2; nos du cat. 28 et 52. 26 Heller, op. cit. (ci-dessus n. 22) 112. no 88. 27 Parker, op. cit. (ci-dessus n. 17) n° 293.

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