Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)
NYERGES, Éva: Nouvelles oeuvres médiévales acquises par la collection espagnole
comte Gyula Andrássy", mais sans photo/* 0 Gombosi émit l'hypothèse qu'il était compilé d'autels exécutés à des époques différentes. Il le data de la seconde moitié du XV e siècle, du cercle de l'école des environs de Foligno, tout en soulignant que les racines de l'oeuvre remontent aux traditions du trecento. L'examen du revers du tableau montre qu'il fut réuni de cinq planches de bois verticales ajustées de trois liernes les croisant (fig. 40). Ces Hernes datent du même temps que les planches de bois, le clouage ancien exclut la supposition que les différents tableaux fussent réunis plus tard. La naissance en unité de l'autel est démontrée aussi par la critique du style, l'exécution des visages, des cheveux ou des mains est identique dans les parties supérieure et inférieure. Les tableaux supérieurs, genre triptyque, sont entourés de cadres sculptés, dorés, gothiques, ornés de jets de flamme (feuilles de plantes) terminés, aux sommets, en sculptures forme de lys, dans les deux tableaux plus petits. A son arête supérieure le panneau est mutilé, c'est que ce décor manque au tableau du milieu. Partant des proportions, ce manque doit être de 10—15 centimètres. Dans la partie supérieure de l'architecture de l'autel les petites colonnes, genre pinacles, étaient ajoutées plus tard. Dans la partie inférieure de l'autel, la latte de l'arête est également ajoutée, le manque ne devait y être que quelques centimètres. Dans la bande inférieure, repeinte aujourd'hui de rouge, il y avait jadis une inscription dont on distingue encore des fragments de lettres. Il est probable que ce fût une inscription concernant les donateurs, comme on le voit aussi sur le retable de Saint Sébastien de Juan de Peralta au Musée Cerralbo. 41 Le tableau exposé au Musée des Beaux-Arts en 1946, défini comme „Maítre italien, XV e siècle", 42 fut acheté par le musée en 1984, à un propriétaire particulier de Budapest. C'est l'analyse de ia construction de l'autel et de son style qui m'a amenée à la nouvelle attribution du retable, notamment à un maître de l'Espagne du Sud. Pour la structure de l'autel j'ai trouvé le plus d'analoiges dans les autels de Catalogne, Majorque et des environs de Valence datant de la seconde moitié du XIV e siècle ou du début du XV e . L'autel publié par Post du Musée d'Art Ancien de Bruxelles a une structure architeotonique analogue, mais à une échelle plus réduite. Post l'attribue à un maître inconnu de Majorque qu'il désigne sous le nom de Castellig. 43 Gudiol cite sous le nom de „Maestro de Santa Eulalia" cet artiste ayant travaillé dans la première moitié du XV e siècle. 44 Le peintre dit Maestro de Montesion est classé parmi ses disciples. Le retable de la Vierge, peint par ce maître aux environs de 1406, de proportions plus monumentales, montre de la parenté avec les proportions de l'oeuvre de Budapest dans la structure de la partie centrale de l'autel (des colonnes torsadées articulent les panneaux à grandes figures et aux sommets on voit des figures représentées jusqu'à la taille). 45 Au Musée de Valence se trouve le retable de l'abbé dit Bonifaci Ferrer, créé vers 1400, un 40 Gombosi, Gy., Gróf Andrássy Gyula budapesti gyűjteménye. I. Régi mesterek (La collection du comte Gyula Andrássy à Budapest I. Maîtres anciens), in: Magyar Művészet, Budapest 1927, 62. Dans les nouvelles oeuvres je n'ai pas trouvé d'analogies convaincantes renvoyant à l'école de Foligno: Gnoli, U., Pittori e miniatori nell'Umbria (Studi Umbri 6) Foligno 1980. 41 Post, Ch. R., op. cit. (note 7) 1958, XII/II 614, fig. 261; Sanz-Pastor, C, Museo Cerralbo, Madrid 1981, 21—26, fig. 23. 42 Budapest, 1946 (note 5), No 65, t. XVII. 43 Post, Ch. R., op. cit. (note 7) 1966, XIII, 305—6, fig. 120. 44 Gudiol Ricart, J. op. cit. (note 19), 127—8. 45 Gudiol Ricart, J., op. cit. (note 19) 128, fig. 99.