Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)

NYERGES, Éva: Nouvelles oeuvres médiévales acquises par la collection espagnole

simplement être exécutée à l'atelier du maître de Cardona, on peut y observer certaines analogies avec la Mettertia de Budapest aussi. Sur le petit triptyque de Madrid, dans l'auréole entourant la tête de la Madone on retrouve les formes circulaires poinçonnées tout comme dans la Mettertia, et les rinceaux sont égale­ment analogues sur le fond doré. On remarque en outre l'application du vermil­lon sur une petite surface. L'exécution des cheveux, des parures dans les che­veux, des robes des anges est également analogue. Dans la Madone au Trône de la collection parisienne Perriolat, la partie inférieure du trône, la même par­tie du retable de Madrid et de la Mettertia se ressemblent également, tout com­me la couronne de la Vierge du tableau de la collection Perriolat et la représen­tation du jardin indiquent également que ces oeuvres sont dues au même maître ou à un atelier commun. 30 Camón Aznar suppose que le maître de Cardona est identique à Pedro Vall, sans l'expliquer en détails. 31 Gudiol constate avec jus­tesse que les personnages de ce maître correspondent aux vues de l'iconographie populaire, comme les analogies en témoignent il les répète souvent de la même manière sur ses tableaux, il est donc difficile d'établir la chronologie de son oeuvre entier. Selon nos connaissances d'aujourd'hui, la Mettertia occupe une place de premier plan parmi les peu nombreux retables de même caractère du maître de Cardona. A en juger d'après ses dimensions, sa composition, elle devait être le panneau central d'un important retable Sainte Anne qui résume les enseigne­ments des Serra. L'attribution de cette oeuvre à un auteur pourra être faite après la restauration définitive de l'oeuvre, car la plupart des analogies ren­voient, certes, au maître de Cardona du cercle des Serra, mais partant de la re­présentation virtuose, pleine de vitalité, de l'Enfant Jésus, je suppose qu'elle représente une étape plus tardive dans l'ensemble de son oeuvre. Je la date des environs de 1400 et n'exclus pas la possibilité de la rattacher même à la famille Serra. A présent, en connaissance de l'état où se trouve le retable, il est plus juste, s'appuyant sur Post, de l'insérer encore dans l'oeuvre du maître de Car­dona, tout en soulignant qu'ayant en vue la formation du maître et ses modèles artistiques, il avait les rapports les plus étroits avec la famille Serra et par leur intermédiaire suivait surtout des modèles siennois. 32 L'autre nouvelle acquisition est un retable représentant le martyre de Saint Sébastien. 33 D'après son lieu de conservation, la collection du comte Gyula And­rássy, cette oeuvre était connue sous le nom de „Autel Andrássy" (fig. 39). Le polyptyque est articulé en trois champs par des demi-colonnes torses reliées par des arceaux gothiques à lobes. Au milieu du retable on voit le mar­tyre de Saint Sébastien. Le saint, tout nu, est attaché à un arbre, n'a qu'un voile blanc autour de la ceinture, son corps entier est percé de flèches, le sang coule de ses blessures. Sa jambe, avancée comme faisant un pas, est également trans­percée par les flèches. Sur son voile on voit des raies d'un vert bleuâtre. Il est entouré d'une auréole dorée, sa tête blonde, tournée un peu à droite, apparaît devant la cime d'un arbre feuillu. Dans les feuilles on voit des fleurs blanches et de tout petits fruits. Le bourreau de gauche est vêtu d'un habit vert foncé dont le bord inférieur est orné d'un passepoil d'un rouge vif. Sur sa hanche 30 Post, Ch. R., op. cit. (note 7) VI/II, 514, fig. 220. 31 Camón Aznar, J., op. cit. (note 10) 210. 32 Gudiol Ricart, J., op. cit. (note 19), 80. 33 NO d'inv. 84.9, peuplier, tempéra et huile, 159X'125,5 cm avec le cadre.

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